Fin de mission : Alpha Bacar Barry salue la confiance du général Doumbouya et défend son héritage éducatif
Au lendemain de la dissolution du gouvernement dirigé par Bah Oury, actée ce jeudi 22 janvier par le président de la transition, l’heure est au bilan pour les ministres sortants. Parmi les figures marquantes de l’équipe gouvernementale, Alpha Bacar Barry a brisé le silence pour exprimer sa reconnaissance au général Mamadi Doumbouya et défendre quatre années de réformes au service de l’éducation et de l’emploi.
La page du gouvernement Bah Oury s’est officiellement tournée ce jeudi au palais Mohamed V. Lors d’un Conseil des ministres décisif, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a accepté la démission de l’équipe gouvernementale. Dans ce contexte de remaniement majeur, Alpha Bacar Barry, désormais ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, n’a pas tardé à réagir.
Loin de l’amertume, c’est par un message empreint de gratitude que l’ex-ministre a souhaité clore ce chapitre. Il a tenu à remercier vivement le chef de l’État pour « la confiance placée en [sa] personne » et pour « l’opportunité offerte de servir la Nation », soulignant l’honneur d’avoir pu accompagner la transition à un si haut niveau de responsabilité.
Quatre ans au cœur du système éducatif
Pour Alpha Bacar Barry, ce départ marque la fin d’un cycle de quatre ans et trois mois au sommet de l’État, une longévité notable durant laquelle il aura occupé deux portefeuilles stratégiques. D’abord à la tête du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, il avait ensuite pris les rênes de l’Enseignement supérieur.
Rétrospectivement, l’ancien ministre estime avoir déployé « une vision claire et ambitieuse » axée sur le renforcement du capital humain. Selon lui, sa mission consistait avant tout à bâtir un écosystème de formation et de recherche capable de soutenir « la souveraineté et le développement durable » de la Guinée.
Un bilan axé sur la modernisation
Défendant son bilan, Alpha Bacar Barry met en avant plusieurs chantiers majeurs initiés sous sa tutelle. Il cite notamment la modernisation des filières professionnelles, cruciale pour l’employabilité des jeunes, ainsi que l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’enseignement universitaire. Il insiste également sur la relance du suivi des projets de recherche, un secteur souvent parent pauvre des politiques publiques.
« Toutes ces initiatives ont été conduites avec un seul objectif : servir l’intérêt supérieur de la Nation », a conclu l’ancien ministre, laissant derrière lui des réformes qui devront désormais être pérennisées par son successeur.