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Procès en appel de l’ex-gouverneur de la BCRG : l’audience reportée en raison de l’absence de l’accusé

Le procès en appel d'Ibrahima Chérif Bah, ancien patron de la Banque Centrale, a été reporté au 17 mars par la Cour de répression des infractions économiques et financières. Absent bien que cité, l'ex-haut fonctionnaire, condamné par contumace en mai 2025, reste en exil.

Conakry, le 10 mars – L’ouverture du procès en appel d’Ibrahima Chérif Bah, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), a été différée ce mardi 10 mars devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’absence du principal intéressé, pourtant formellement cité à comparaître selon le parquet spécial, a conduit à un renvoi de l’audience au 17 mars prochain.

Me Faya Gabriel Kamano, avocat de l’État et partie civile dans ce dossier, a tenu à rappeler en début d’audience que l’appelant principal dans cette procédure était bien l’ancien gouverneur. Le procureur spécial a, quant à lui, fait part à la cour de sa position : si la décision ne relevait que de lui, les débats pourraient être clôturés pour passer directement aux plaidoiries et réquisitions. La chambre n’a pas donné suite immédiate à cette suggestion.

La défense, représentée par Me Sékou Kondiano, était présente mais n’a pu s’exprimer en l’absence de son client. Ibrahima Chérif Bah, qui vit en exil depuis l’arrivée au pouvoir du président Mamadi Doumbouya, avait été jugé et condamné par contumace en mai 2025 par la chambre de jugement de la CRIEF.

La justice guinéenne l’avait alors déclaré coupable d’un ensemble d’infractions graves : détournement de deniers publics – pour un préjudice présumé de 10,5 millions de dollars –, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, abus de fonction, vol et complicité. La peine prononcée s’était élevée à cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de 5 milliards de francs guinéens et de la confiscation de ses biens. Un mandat d’arrêt avait été émis à son encontre à l’issue de ce premier procès.

Le report de cette audience d’appel maintient le dossier en suspens, dans l’attente d’une éventuelle comparution ou d’une poursuite de la procédure en l’absence persistante de l’ancien haut responsable financier du pays.

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