Abuja – Addis-Abeba : Moins de trois mois après son retour au sein des instances décisionnelles de l’Union Africaine (UA) et de la CEDEAO, la Guinée se hisse à la présidence de deux institutions majeures. Cette double accession positionne Conakry au cœur des enjeux de financement du développement et de résilience climatique en Afrique.
À l’issue de la 24ᵉ Assemblée Générale de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la Guinée assume désormais la présidence du Conseil des Gouverneurs pour un mandat d’un an. Cette instance pilote le financement des projets d’infrastructure, d’industrie et de commerce en Afrique de l’Ouest. Le pays compte mobiliser des capitaux régionaux pour accélérer les transformations économiques et promouvoir un espace d’investissement intégré et souverain.
À Addis-Abeba, la Guinée a été désignée pour présider la 16ᵉ Conférence des Parties de l’African Risk Capacity (ARC), agence de l’UA dédiée à la gestion des risques climatiques. La présidence vise à renforcer l’autonomie des États africains face aux catastrophes naturelles et à promouvoir une responsabilité collective en matière de climat. « Nous sommes ici pour protéger un idéal, celui d’une Afrique capable de se protéger elle-même », a déclaré le ministre Ismael Nabé.
Cette montée en puissance intervient alors que la Guinée se prépare à un double scrutin législatif et communal, confirmant son retour actif sur l’échiquier régional et son implication directe dans la gouvernance des outils financiers et climatiques du continent.