La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) tiendra, le mercredi 29 avril 2026, une audience particulièrement attendue. Trois anciens hauts responsables de l’État guinéen — Damatang Albert Camara, Lonceny Nabé et Rémy Lamah – comparaîtront devant la juridiction spécialisée pour répondre de graves accusations liées à la gestion des deniers publics.
Selon le rôle d’audience déjà publié, Damatang Albert Camara, ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile, est poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite.
De son côté, Lonceny Nabé, ex-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), devra répondre de faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de corruption.
Quant à Rémy Lamah, ancien ministre de la Santé et déjà jugé par la CRIEF dans une précédente affaire, il est de nouveau cité dans un dossier portant sur des accusations de détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite.
Au total, dix dossiers sont inscrits au rôle de cette audience, dont celui d’Oyé Guilavogui, également poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. Cette concentration d’affaires impliquant d’anciens responsables publics illustre la poursuite de l’offensive judiciaire engagée contre la délinquance économique et financière.
Dans toutes ces procédures, l’État guinéen est partie civile, représenté par l’Agent judiciaire de l’État.
Les débats seront conduits par une nouvelle composition de la Cour, présidée par le magistrat Alpha Camara, assisté de ses assesseurs Kanda Doumbouya et Mamadou Dian Diallo. Le ministère public sera représenté par les substituts Ousmane Sano, Biwon Millimouno et Pierre Segbé Kamano.
Cette audience s’annonce comme un nouveau test pour la CRIEF, au cœur des enjeux de transparence et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques en Guinée.