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Mali : violences persistantes à Bamako et dans plusieurs localités intérieures, l’armée face à des attaques terroristes

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Des combats intenses se déroulaient samedi à la périphérie de Bamako et dans plusieurs localités du Mali, opposant l’armée malienne à des groupes armés qualifiés de « terroristes », rapporte un communiqué militaire. Les attaques ont ciblé notamment des casernes et des points stratégiques dans la capitale et l’intérieur du pays.

Selon l’armée malienne, « des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur du pays ». Des témoins ont confirmé des assauts dans diverses régions, dont Gao, Kidal et Sévaré.

À Bamako, les rues étaient désertes samedi matin et de violentes détonations retentissaient de manière intermittente. Des tirs ont été signalés du côté de la base 101 de Sénou, proche de l’aéroport international, ainsi qu’au-dessus de la ville par des hélicoptères militaires.

La ville voisine de Kati, résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, a également été le théâtre de tirs intenses. Des habitants ont publié sur les réseaux sociaux des images de maisons endommagées par les explosions. « On est toujours terrés », confie un résident à l’AFP.

Le Mali, dirigé par une junte militaire depuis deux coups d’État en 2020 et 2021, est confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire profonde, alimentée par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), mais aussi par des groupes criminels et des mouvements indépendantistes.

Le retrait du groupe Wagner, soutenant le Mali depuis 2021, a été officialisé en juin 2025, avec la création de l’Africa Corps, sous contrôle direct du ministère russe de la Défense. Sur le plan politique, la junte a suspendu plusieurs partis et organisations à caractère politique et réprimé les médias critiques, tout en manquant à son engagement de transférer le pouvoir aux civils d’ici mars 2024. En juillet 2025, le général Goïta s’est vu accorder un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable « autant de fois que nécessaire » sans élection.

La situation sécuritaire au Sahel reste préoccupante. Le Togo a récemment proposé de jouer un rôle de médiateur entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour la région. Selon l’Indice mondial du terrorisme publié en mars 2026, le Sahel concentre pour la troisième année consécutive près de la moitié des décès liés aux violences terroristes dans le monde.

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