Guinée : Bintou Keïta prend ses fonctions à l’Éducation et promet la continuité des réformes
Installée ce mercredi 29 juillet 2026, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keïta, a placé son mandat sous le signe de la continuité, en appelant à une synergie d’action avec l’ensemble des acteurs du secteur.
Bintou Keïta a officiellement pris fonction, ce mercredi 29 juillet 2026, à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. La cérémonie de passation avec son prédécesseur, Alpha Bakar Barry, s’est tenue sous la présidence du ministre secrétaire général du Gouvernement, Benoît Kamano, en présence de responsables administratifs et de partenaires du système éducatif.
Pour sa première prise de parole, la nouvelle ministre a dit mesurer « l’ampleur des défis » tout en se disant confiante dans la capacité du département à poursuivre la transformation en cours. Sans annoncer de rupture, elle a rendu hommage à son prédécesseur et estimé que les réformes engagées constituent des « fondations » à préserver, consolider et améliorer.
Insistant sur le principe de continuité de l’État, Bintou Keïta a rappelé que l’action publique ne doit pas être interrompue à chaque changement de responsable. Elle a ainsi placé son mandat dans la poursuite des chantiers déjà lancés, conformément à la lettre de mission assignée au ministère.
La ministre a, par ailleurs, appelé les cadres, syndicats, parents d’élèves, partenaires sociaux ainsi que les partenaires techniques et financiers à travailler dans un esprit de concertation, jugeant indispensable une meilleure coordination pour accélérer les réformes.
Sur la méthode, elle a promis une gouvernance fondée sur l’écoute, le dialogue, la transparence et la rigueur dans la gestion des ressources publiques, avec une culture du suivi et de l’évaluation orientée vers les résultats. En conclusion, Bintou Keïta a réaffirmé que l’éducation demeure, selon elle, « le premier investissement » pour le développement de la Guinée et a dit vouloir bâtir un système « plus performant et plus inclusif », en cohérence avec les orientations du programme Simandou 2040.