Guinée : Politique, Saliou Bella Barry à cœur ouvert sur votre quotidien d’informations oceanguinee.com

Banniere CBG

Dans cette interview exclusive, qui sera diffusé en trois articles, cet ancien de l’UFR se prononce sur plusieurs questions d’actualités. Tête d’une liste indépendante dénommée‘’la commune aux citoyens’’ l’ingénieur a dans cet entretien porté son regard sur le déroulement des élections communales du 4 février dernier, son divorce avec son ancienne formation politique, la nomination de Kassory Fofana comme premier ministre et l’insalubrité de la ville, j’en passe.

Pour commencer, nous pouvons présenter notre interlocuteur comme un jeune guinéen ingénieur de formation qui a servi dans plusieurs structures de la place. Après quelques années, il est aujourd’hui formateur et vend des prestations à plusieurs services.

Interrogé sur les raisons de son départ de l’UFR, Bella Barry est peu bavard ‘’ bon je l’ai exprimé par ailleurs et à toutes les occasions. J’ai estimé que les orientations actuelles du parti ne me convenaient plus. Et quand c’est comme ça, vaut mieux prendre ses distances que d’être en contradiction avec soit même’’.

Aussitôt rendant le tablier de cette formation, cet ingénieur de la quarantaine a tout de suite conduit une liste indépendante pour briguer la mairie de Ratoma. Selon Bella Barry, la campagne électorale s’est bien déroulée concernant sa candidature. Il a déploré la caporalisation de ce processus par les leaders des grands partis politiques alors que ce scrutin se devait d’être une élection à la base.

Quant au jour du scrutin, plusieurs insuffisances ont été enregistrées, notamment dans la centralisation. Bella Barry regrette le fait que plusieurs bulletins soient écartés dans pas mal de circonscription notamment à Ratoma.‘’Sur 900 bureaux de vote de ma circonscription près de deux cent procès-verbaux ont été écartés pour des raisons qu’on ignore. Nous avons introduit une requête au niveau de la centralisation en espérant que ces questions auraient été examinées, malheureusement cela n’a pas été le cas, or, le temps imparti pour introduire un recours auprès des juridictions était court. Nous n’avons pas pu avoir un avocat pour nous accompagner dans cette démarche.

Par la suite, précise Bella Barry, l’on a tout de suite constaté que le processus d’examen des contestations s’est grippé et la CENI était obligé de recevoir les différents compétiteurs notamment les grands partis politiques. Les candidatures indépendantes ont été mises à l’écart sans raison apparente s’interroge-t-il. Ensuite, on a estimé que la question devait être réglée au niveau du comité de suivi du dialogue politique. Là également, n’était présents que les grands partis et n’ont examinés que leur propre cas.

MLYansané

 

Réagir