Grève contre le prix du carburant : Le GOHA désapprouve la décision de la SOGEAC !

L’annonce de la fermeture de l’espace aérien guinéen prévue le 02 août prochain par la SOGEAC (Société de Gestion de l’Aéroport de Conakryq) risque de perturber le départ des pèlerins guinéens candidats au hajj de cette année.
Alors que ces derniers doivent rejoindre les lieux saints de l’islam, les travailleurs de l’aéroport international de Conakry décident d’aller eux aussi d’aller en grève à l’appel de l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG. Mais le président du GOHA, Groupe Organisé des Hommes d’Affaires n’est pas favorable à cette décision des travailleurs de la SOCGEAC.
Même s’il est membre des Forces sociales de Guinée qui protestent contre la hausse du prix des produits pétroliers, Chérif Mohamed Abdallah trouve mal le caractère opportun de la solidarité de la SOGEAC à l’inter-centrale CNTG-USTG en raison dit-t-il de cette période de pèlerinage. « Bien qu’encourageant l’idée, nous constatons que cette situation pose deux problèmes : d’abord, pour les travailleurs de l’aéroport, cette cessation d’activités coïncide avec la période du pèlerinage à la Mecque. Ce qui risque de causer préjudice aux candidats au pèlerinage, alors qu’ils sont autant victimes que nous de la mauvaise gestion du pays. Ensuite, certains parmi les pèlerins ont consenti d’énormes sacrifices pour pouvoir s’offrir cette occasion », soutient Chérif Mohamed Abdallah.
De même, le président de GOHA sollicite la continuité du service minimum à l’aéroport. Ce, pour faciliter la tâche à nos nombreux candidats au hajj : « Nous sollicitons qu’à l’instar des hôpitaux qui offrent des services minimum en période de grève, que ceux de l’aéroport acceptent de trouver un moyen pour assurer le voyage des pèlerins, sans que leur volonté de rallier les forces sociales ne soit remise en cause ».
Concernant le port autonome de Conakry, Le GOHA à travers son président dénonce des facturations injustes auxquelles sont soumis les importateurs : « à Pour ce qui est de la grève au port, alors que cela est un facteur indépendant de la volonté des importateurs, ceux-ci se voient facturer les surestaries, comme si le retard dans l’enlèvement de leurs colis leur est imputable. La grève est imprévisible au moment de l’embarquement de la marchandise et tout ceci correspond à un cas de force majeure. Dans ces conditions, comment peut-on exiger des importateurs le payement du dépassement des surestaries ? ».
Thierno Amadou Oury BALDE

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