Guinée/Procès en appel d’Ibrahima Sory Camara : La décision attendue le 25 octobre 2018

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Le procès en appel dans l’affaire Ministère Public contre Ibrahima Sory Camara, communicant de l’UFDG, connait une nouvelle avancée.

Les débats qui ont repris ce lundi 22 octobre 2018 à la demande de la partie civile, ont tourné autours des plaidoiries des parties et réquisitions du parquet.  

Reconnu coupable et condamné à 18 mois de prison et au payement d’une amende de 2millions de francs guinéens le 09 avril dernier pour injures, diffamation et injures contre le chef de l’Eta, Ibrahima Sory Camara n’échappe pas à la colère des avocats de la parie civile alors que le procureur général requiert une condamnation pour le temps mis en prison.  

Selon les avocats de la partie civile, des pièces à conviction existent pour prouver que le prévenu diffamé le chef de l’Etat Alpha Condé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 18 mars 2018.

Pour maître Mamady Doumbouya, si le prévenu n’avait pas tenu des propos malencontreux à l’encontre du président de la République, il n’allait faire l’objet d’aucune poursuite. Mais d’après la partie civile, le prévenu a engagé sa responsabilité en disant : « mentalement, ça ne va pas chez le président. Il devrait prendre du Jack Daniel pour se changer les idées. ….qu’il nous foute la paix ».
Sous le fondement des dispositions de l’article 37 de la Constitution guinéenne, les avocats d’Alpha Condé rappellent que le « président de la République est protégé contre les offenses ». Cela, pour demander à la Cour d’Appel de Conakry de confirmer la décision du Tribunal de Première Instance de Mafanco.  

Contre toute attente, le procureur général, Alhassane Baldé va solliciter la condamnation au temps mis en prison de Camara Ibrahima Sory pour avoir exprimé ses regrets. Car, selon ce parquetier, « le Ministère Public cherche le repentir, poursuit à charge et à décharge». Pour cette raison a-t-il ajouté, nous cherchons le repentir et la rééducation.

Par contre, l’avocat de la défense, maître Salifou Béavoguimaintient sa ligne de défense, arguant que son client n’est coupable de rien : « Ibrahima Sory Camara n’a fait qu’alerter sur les menaces proférées par les communicants du RPG qui menaçaient de brûler les marchés de Conakry si l’opposition manifestait au lendemain des élections locales du 04 février dernier »..

« C’est à un procès expéditif et punitif que l’on a assisté parce que notre client est de l’opposition. Il y a du deux poids, deux mesures dans cette affaire. C’est pourquoi, nous demandions à la Cour d’infirmer la condamnation prise en première instance et de renvoyer Ibrahima Sory Camara des fins de la poursuite pour délit non constitué », a plaidé maître Salifou Béavogui.

Fianalement, le juge Mangadouba Sow, a décidé de renvoyerl’affaire au jeudi 25 octobre 2018 pour décision être rendue.

Thierno Amadou Oury BALDE

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