Fermeture du commerce en Guinée : Le GOHA menace de passer à la vitesse supérieure

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« Vu les pillages économiques à répétition dans notre pays, nous n’allons plus accepter cela. Et, tant que l’Etat ne nous donnera pas une garantie claire par rapport à notre sécurité ainsi qu’à celle de nos biens, les marchés resteront fermés dans tout le pays ».

Avec une telle déclaration, le GOHA (Groupe Organisé des Hommes d’Affaire)  entend mettre en application dans les prochaines heures, sa menace de fermeture des activités de commerce sur toute l’étendue du territoire nationale.  

Selon nos informations, 1 568  victimes économiques sont enregistrées dans les registres du GOHA  pour une perte près de 220 milliards de francs guinéens lors des  troubles politiques en Guinée depuis 2012, sans compter les dégâts enregistrés à Kindia et récemment à Conakry.

Avec  la crise politique et la grève des enseignants en cours, les operateurs économiques ne veulent pas payer à nouveau les frais pour être victimes de pillages.  C’est pourquoi, Chérif Mohamed Abdallah tire le motif de la décision de son organisation par  l’insécurité dont les opérateurs économiques sont souvent victimes : « Tant qu’il n’y a pas entente entre les acteurs politiques et les autorités du pays, les opérateurs économiques sont exposés à l’insécurité. Tout le monde a vu les pillages enregistrés à Kindia et dans d’autres endroits du pays, notamment à Conakry. C’est inacceptable».

Demandant le dédommagement des victimes de pillages, le président du GOHA  a condamné aussi les tueries survenues dans notre pays : « Il ne peut pas y avoir de négociation tant que le dossier de dédommagement de toutes les victimes des pillages de ce pays ne sera pas réglé ».

Dès lors, Chérif Mohamed Abdallah  attire l’attention des organisations de défense des droits de l’Homme et l’opinion nationale et internationale sur les différentes menaces proliférées contre lui et son organisation : « Non seulement tous les opérateurs économiques sont menacés mais personnellement, ma sécurité est menacée ainsi que celle de notre organisation ».

Thierno Amadou Oury BALDE

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