Affaire 3ème mandat : Cellou Dalein envisage la renaissance des Forces Vives !

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Alors que le chef de l’Etat Alpha Condé entretien toujours de nuances sur sa volonté ou non de réviser la constitution pour s’octroyer un troisième mandat, le chef de file de l’opposition guinéenne ne cesse d’exprimer ses inquiétudes.

Même si l’article 27 de la constitution dispose que le président de la république est élu au suffrage universel pour mandat de 5ans renouvelable une seule fois, le principal opposant du parti au pouvoir envisage déjà la renaissance des Forces vives de la nation pour barrer la route à Alpha Condé le moment venu.

Le président de l’UFDG pense  qu’avec la redynamisation de cette entité mixte, l’avenir de la nation guinéenne serait épargné d’une dictature. « Nous sommes dans la phase préliminaire d’une bataille décisive de l’histoire de notre pays. Nous devons être prêts à nous battre contre toute tentative de confiscation du pouvoir et tout projet de troisième mandat qui viendrait rallonger nos souffrances et déstabiliser notre pays. Pour relever ce défi, les forces vives de la nation doivent se mettre en ordre de bataille dès à présent, pour identifier et contrer les risques et menaces qui pèsent sur nos institutions et sur notre jeune démocratie », préconise Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo sur africaguinee.com.

Pour éviter que le chef de l’Etat ne s’éternise au pouvoir en tripatouillant la constitution de la République,  la bataille devra s’activer, voir être relancée.

« Tout porte à croire qu’il (Alpha Condé, ndlr) va user de son cynisme et des moyens de l’Etat pour tenter de s’octroyer un troisième mandat en violation flagrante de la Constitution. Devons-nous attendre que le crime soit commis avant de nous mobiliser et réagir contre cet assassinat programmé de notre jeune démocratie ? », s’est interrogé le chef de file de l’opposition.

A rappeler que le second mandat du chef de l’Etat prendra fin en 2020 au terme de la constitution guinéenne. Mais, il reste à savoir si la politique n’aura pas le dessus sur le droit, puisque ce n’est exclu de tenir un débat national sur la constitution.

 

Thierno Amadou Oury BALDE

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