Recensement des enseignants avec le SNE et la FSPE : « Qu’ils suivent leur ligne, nous suivons la nôtre. » Tranche Oumar Tounkara du SLECG

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Après la signature du protocole d’accord avec le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le gouvernement aurait adressé des courriers au SNE, à la FSPE et au SLECG version Kadiatou Bah, pour dit-on, travailler avec la structure syndicale cornaquée par Aboubacar Soumah.

Joint au téléphone, hier lundi 21 janvier, par les animateurs de l’émission Les Grandes gueules de la radio Espace FM, le secrétaire général adjoint du SLECG a rappelé que le point portant sur le recensement du personnel enseignant devant commencer à être pris en charge ce lundi 21 janvier, à travers la mise en place des commissions. Oumar Tounkara exclut, tout de même, toute possibilité pour le SLECG d’Aboubacar Soumah de travailler avec le SNE (Syndicat national de l’éducation) et la FSPE (Fédération syndicale professionnelle de l’enseignement). Puisque, dit-il, ces syndicats ne sont pas signataires de l’avis de grève, encore moins du dernier protocole d’accord.

« Nous (bureau exécutif national du SLECG) refusons, catégoriquement, que le recensement se passe avec le Syndicat national de l’éducation et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation. Il n’en est pas question. C’est une mesure contre-productive. Pourquoi? Parce que les deux syndicats ne sont pas signataires de l’avis de grève. Et nous, nous sommes signataires de l’avis de grève, et nous sommes fidèles à l’esprit du protocole d’accord. » Précise Oumar Tounkara.

« À partir du moment où ils ne sont pas signataires, nous n’accepterons jamais que nous fassions le travail ensemble. Au moment où nous nous battions pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, ils nous diabolisaient, nous traitaient. Donc, nous préférons qu’ils suivent la ligne qui est la leur, et que nous autres, nous suivons la nôtre. » A renchéri le syndicaliste.

Le numéro  » 2  » du SLECG tente de rassurer : « le recensement que nous voulons faire est un recensement inclusif, qui n’exclut aucun enseignant en situation de classe. Ce n’est pas dirigé contre le SNE et la FSPE. C’est un  recensement non partisan, qui se veut transparent, limpide et clair. S’ils ne sont pas signataires, ils sont enseignants, et on va les recenser en tant qu’enseignants, tels qu’ils sont, sans aucune discrimination ou haine. La pluralité syndicale est consacrée par notre constitution, quand il y a mille syndicats, ça ne m’émet pas, ça ne nous ébranle pas pourvue que chaque syndicat joue le rôle qu’il doit jouer. » A-t-il martelé.

Tidiane Diallo 

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