Alpha Condé face aux défis du changement : « il y a encore des efforts à faire (…) »

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Le chef de l’Etat, Pr Alpha Condé s’engage pour faire de la Guinée un pays émergent à l’instar des autres nations du monde.

D’après l’actuel locataire de Sekhoutouréya qui entrevoit s’atteler d’arrache pieds pour le bien de ses concitoyens, « la Guinée aujourd’hui c’est les Etats-Unis entre le XVII et XVIII siècle avec les melting-pots  où les cadres venaient de tous les pays ».

Aujourd’hui a-t-il déclaré, « nous sommes dans cette dynamique, c’est comme si nous avons des canadiens, des allemands ou autres qui viennent avec l’esprit de ces pays d’où ils viennent. Ceci est important parce que ça va encore bousculer nos hommes d’affaires pour qu’ils changent leurs habitudes. C’est vrai que les banques locales ne nous aident pas beaucoup parce que leurs taux d’intérêt sont très élevés ».

« On ne peut pas faire prospérer une entreprise avec 17% de taux d’intérêt (…), donc il y a encore des efforts à faire. Le gouvernement va faire tout ce qui est nécessaire pour accompagner les entreprises », a indiqué le président de la République.

Plus loin, le chef de l’Etat traite les médias occidentaux d’être à la solde des considérations subjectives pour afficher les événements tragiques ou nuisibles du continent africain : « ce qui est regrettable, les medias en Europe ne montrent que les catastrophes en Afrique, toujours les mauvaises images du continent. Alors qu’on est plus en sécurité en Afrique que dans beaucoup de pays à travers le monde. Pour que les hommes d’affaires aient le courage de venir, il faut les accompagner et surtout que la bonne communication se fasse ».

« Quand j’ai dit à Abidjan que des Etats francophones doivent couper le cordon ombilical avec la France, les gens ont été scandalisés. Bientôt nous aurons une table ronde ici avec nos amis du Maroc, du Kenya, du Rwanda et de l’Ile-Maurice. Ce sont des pays qui ont été des modèles de réussite. Nous allons tirer les meilleures leçons de ces partenaires », a annoncé le Chef de l’Etat.

Reconnaissant les avantages que procurent les ressources minières, le président Condé note avec précision la nécessité du travail : « les mines nous apportent de l’argent pour créer des infrastructures, des barrages  mais elles ne peuvent pas amoindrir la pauvreté. La seule force qui peut  diminuer ce fléau, c’est l’agriculture et l’agro-business. Près de 70% des populations  vivent en campagne et j’ai constaté à travers le pays que les femmes sont engagées pour le travail et elles produisent ».

« Je n’hésite pas de dire que si les hommes travaillaient autant que les femmes, je suis  sûr que la Guinée serait déjà très loin. Nous avons décidé d’accompagner les femmes pour transformer ce qu’elles produisent », a-t-il renchéri.

Thierno Amadou Oury BALDE

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