Guinée : Fodé Oussou Fofana dénonce « l’arrogance » de Me Salifou Kebé

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Le lendemain de la troisième session du comité inter-partie avait été boudée par l’UFDG et l’UFR. Aujourd’hui, le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée  a accordé à nos confrères de guinee114.com un entretien. 

«Le président de la CENI est devenu arrogant. C’est une arrogance. Quand on est président de la CENI, il faut savoir qu’on est là pour organiser des élections. Ce qu’il faut chercher d’abord, c’est la confiance des acteurs notamment les partis politiques qui sont les compétiteurs. La CENI n’existe que parce que les partis politiques existent», a déploré Fodé Oussou Fofana.

Dans le micro de nos confrères, si le président de la CENI qui se plaignait de manque de moyens, a subitement indiqué la date du 28 septembre pour l’organisation des législatives, après le discours du pensionnaire du palais Sékoutoureya, président Alpha Condé, c’est parce qu’accuse-t-il, Me. SalifouKebé suit à la lettre les injonctions du palais. 

«Le président de la CENI devait prouver au chef de l’Etat qu’il avait une certaine indépendance. C’est vrai qu’il lui doit de la considération, mais il peut lui dire que ce n’est pas possible. Mais non, il se lève à tue-tête, il dit qu’il peut organiser les élections le 28 décembre. Ensuite il appelle une réunion du comité inter-parties, moi je pense que c’est de l’arrogance. Il ne sert à rien d’aller dans ce processeur», a dit le parlementaire dans le micro de nos confrères. 

Selon le N°2 de l’UFDG, le patron de la CENI doit «essayer de revenir à la raison, travailler avec les autres commissaires de la CENI et reporter la date de l’organisation des élections législatives ».

«Ceux qui pensent que les élections seront organisées sans l’opposition, moi je réponds qu’il n’y aura pas d’élections dans ce pays le 28 décembre. Si les gens du RPG pensent qu’il y aura une élection et que nous allons rester à côté et les laisser faire, comme ça s’est passé au Benin, je le dis ici clairement : il n’y aura aucune élection dans aucune préfecture s’il n’y a pas de consensus. Il n’y aura pas d’élections sans l’opposition», a fortement martelé cet opposant. 

Pour finir, le remplaçant de Bah Oury estime que le prix à payer est le report de la date, le recrutement d’un opérateur auquel l’opposition fait confiance et l’assainissement du fichier électoral. 

Akila Soumah 

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