Guinée/ Affaire du 28 Septembre : la Coalition Guinéenne pour la CPI demande l’ouverture d’un procès juste et équitable

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Dans le cadre de la commémoration des dix ans du massacre du 28 septembre 2019, les organisations de défense des droits de l’Homme ont animé une conférence de presse hier mercredi, 25 septembre 2019. Objectif, demander l’indemnisation provisoire des victimes du massacre et exiger la tenue du procès.

Selon la coalition Guinéenne pour la cour pénale internationale (CG-CPI), en dépit de  la clôture de l’information le 25 juin dernier, l’audition d’une quinzaine de témoins dont 12 accusés, le témoignage d’environ 430 victimes et la mise en place du comité de pilotage, des inquiétudes subsistent encore quant à la tenue de ce procès. Elle a aussi relevé des cas de décès de plusieurs victimes et d’autres malades, dont certaines atteintes du VIH SIDA suite aux viols commis sur elles sans oublier la déscolarisation  des enfants orphelins.

En interpellant le gouvernement et ses partenaires pour l’indemnisation provisoire des victimes et l’ouverture d’un procès juste et équitable, la  coalition Guinéenne pour la cour pénale internationale (CG-CPI) a rappelé l’obtention d’un montant de six milliards GNF par les trois anciens premiers ministres (Cellou, Sidya, et Jean Marie Doré).

Ce n’est pas tout, le président de la coalition Guinéenne pour la cour pénale internationale (CG-CPI) a porté le message de plusieurs ONG des droits humains, notamment l’OGDH,  sur le projet d’une nouvelle constitution qu’il désapprouve.

 « Notre position est claire. Nous avons dit non à une nouvelle constitution. Donc, on a déjà pris position. Ce qui signifie qu’on n’a pas besoin d’être consulté. Nous ne souhaitons même pas qu’on nous écrive pour une consultation. Au nom de l’OGDH, de la coalition Guinéenne pour la cour pénale internationale (…), nous disons non, on n’a pas besoin de consultation. Nous n’allons jamais cautionner l’impunité en Guinée, parce que depuis 1990 avec l’OGDH, nous sommes en train de lutter contre ça. Notre position ne changera pas .Depuis 1958 la Guinée a eu des constitutions, mais est-ce qu’on s’est développé ? Est-ce qu’une constitution empêche un pays de se développer ? Donc, ce n’est pas une nouvelle constitution qui peut changer les choses. La priorité aujourd’hui c’est de nous donner des routes, des écoles, de l’eau, d’hôpitaux et de formation pour nos enseignants… Donc, voilà les priorités », a indiqué Me Hamidou Barry, président la coalition Guinéenne pour la cour pénale internationale (CG-CPI).

Thierno Amadou Oury BALDE

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