Guinée: les vérités de Gassama Diaby face au l’actualité sociopolitique

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Chers compatriotes,  

Je m’exprime ici en tant que citoyen Guinéen, fils de ce pays, enfant de cette terre qui m’a vu naître.

Je m’exprime en homme libre, ce que j’ai toujours été, ce pourquoi je me suis toujours battu, pour chaque Guinéen et Guinéenne.

Parce que la liberté, est une condition essentielle de notre humanité et de notre dignité.

Je m’exprime sans amertume, je ne peux l’avoir,  je suis parti en homme libre, avec le cœur rempli d’amour et de paix.

Je n’ai pas de comptes à régler, de combat personnel à mener.

Je vous parle aujourd’hui pour vous dire à quel point je suis préoccupé et attristé par l’état, la situation et les perspectives qui se dessinent pour notre pays et notre peuple.

Pour vous dire à quel point tous ceux et toutes celles qui restent attachés à l’honneur et la dignité de ce pays sont aujourd’hui attristés et peinés par l’état et l’avenir de notre pays et de son peuple.

Pour vous dire à quel point les fils et filles de ce pays sont orphelins de notre rêve collectif émancipateur et d’avenir serein et fraternel.

Chers compatriotes, 

Ni hier ni aujourd’hui je n’ai été membre d’une formation politique dans ce pays. Et cela n’est pas prêt d’arriver. 

Je veux rester un homme libre, choisir librement et en conscience les combats à mener, et les mener jusqu’au bout, s’il le faut, au prix de ma vie.

J’ai choisi mon parti,  j’ai choisi mon camp, j’ai choisi mon ethnie, j’ai choisi mon maître, j’ai choisi mon combat, c’est  le peuple de Guinée, l’ensemble du peuple de Guinée, la totalité du peuple de Guinée, sans laisser personne en dehors de cette entité juridique et politique qui ne peut être que le seul lieu à incarner une politique d’espérance et de dignité individuelle et collective retrouvées 

Je ne cherche pas de pouvoir, je n’ai pas de parti politique, je n’en ai jamais eu.

Je ne suis candidat à rien, ni aujourd’hui ni demain, je ne suis candidat  à aucune élection, à aucun poste.

Mon combat est un engagement citoyen, c’est le combat d’un fils du pays , qui veut être fier de son pays et voir chaque fille et fils de ce pays vivre heureux, dignement et en liberté.

Chers compatriotes 

 Notre situation nationale est suffisamment compliquée, attristante, préoccupante, et cela engage.

Cela engage chacun d’entre nous, individuellement et collectivement, en conscience, aujourd’hui et demain…pour garantir notre renaissance nationale et notre refondation morale et éthique. 

Un seul combat mérite d’être mené par chacun d’entre nous et au bénéfice de chacun d’entre nous, celui de faire de se pays, une terre de liberté, de fraternité, de justice, d’égalité et de dignité pour chaque guinéenne et chaque guinéen.

Citoyens de Guinée, 

Nous sommes englués dans un piège moral infernal dans notre pays, depuis très longtemps. 

Au lieu de choisir la justice pour combattre l’injustice, nous préférons opposer l’injustice à l’injustice. Quelle Catastrophe !

Au lieu de choisir la vérité pour combattre le mensonge, nous usons du mensonge pour combattre d’autres mensonges. Quel Désastre !

 Au lieu d’user de l’amour pour détruire toutes ces haines qui étranglent ce pays, nous combattons les haines par d’ autres haines. Quel Drame !

On ne construit pas une nation sur du sable mouvant…

Le peuple de Guinée doit défendre les idéaux d’humanisme, de libertés , de justices et de démocratie inscrits dans les lois de la république et dans les textes internationaux auxquels nous avons librement adhéré.

En attendant nous sommes tristement incapables de donner pleine vie à ses idéaux: 

d’égalité, de liberté, de fraternité

Le droit à la vie, A la santé  A l’éducation

Le principe de solidarité.

Le principe d’État de droit

Le principe de citoyenneté

L’idéal de nation 

Chers compatriotes, 

(Que tous ceux et celles qui ne méritent pas ces paroles à venir me pardonnent, que nos aînés me pardonnent, que nos mères et pères fondateurs de ce pays me pardonnent)

Mais, disons les choses comme elles sont :

Notre société est malade. Notre pays est malade.

Il est malade de son peuple fataliste, schizophrène et manipulable à souhait.

Il est malade de ses institutions qui ne représentent qu’elles mêmes et ceux qui y trouvent leurs intérêts 

Il est malade de ses structures politiques qui perpétuent nos travers handicapants et deviennent les complices/victimes d’une impasse qui les sclérose.

Il est malade de sa société civile qui au-delà de sa bonne foi, n’a pas été capable de construire un discours propre, capable de critiquer, de s’opposer et de proposer sans paraître politique ou politicien.

Il est malade de ses responsables religieux qui ont perdu le courage de défendre les plus faibles, de défendre la justice et la vérité au nom de l’intérêt général et de la foi religieuse. 

 Il est malade de sa jeunesse, qui est globalement devenue une marchandise et un instrument politique au service non pas de la nation, de la patrie mais des individus, de groupes d’individus ou de communauté. 

Il est malade de ses incohérences, il est malades de ses irresponsabilités, il est malade de son immoralité. Il est malade de sa culture de haine et d’exclusion. 

Il est malade de l’inadaptabilité de ses institutions à son histoire et à ses cultures.

Il est malade de ses impasses structurelles.

Il est malade de ses élites.

Il est malade de ses responsables sociétaux et moraux.

Il est malade de sa cupidité honteuse et irresponsable.

Il est malade de ses mensonges.

Il est malade de ses fourberies.

Il est malade de ses injustices.

Il est malade de sa détestation  du savoir et de ceux qui savent. La religion de l’argent et du gain matériel devenant plus importante que les vertus éthiques et patriotiques.

Il est malade de ses ambiguïtés 

Il est malade de violence concrète et symbolique.

 

Chers compatriotes, 

Nous sommes devenus si malades, que le mal être et la tristesse se sont emparés de nous et de notre quotidien.

Regardez nos visages, nos faits et gestes, dans la circulations, dans les quartiers, dans les bureaux et même dans les familles, ils sont défigurés par la tristesse et la lourdeur de notre mal être matériel et psychologique.

Chacun devient le responsable du malheur de l’autre. Justifiant ainsi sa haine de l’autre. Pendant ce temps, et ce depuis 60ans, de sa grande générosité imaginaire, les gouvernants jettent quelques miettes à ce misérable peuple, qui s’en délecte sans honte, encore moins de colère, et mieux avec les prières pour les généreux gouvernants ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui.

 

Drôle de pays que le nôtre.

Tout le monde a bien fait, personne n’est responsable ni coupable de Rien, Nous sommes pauvres, misérables, nos parents et grands parents, de kassa à yomou, vivent dans la misère depuis l’indépendance, et….Nul coupable, nul responsable. 

Nous sommes désormais un pays mortel, souillé, notre âme se dissous dans nos indignités quotidiennes et honteuses.

Nous nous croyons immortels, nous ne sommes cependant plus vivants.

Nos corps bougent, notre âme se lasse de nos fantaisies suicidaires et de nos caprices égocentriques.

Oui nous sommes un pays malade, et face à cette maladie collective, les discours politiques n’y feront rien.

A peine sortis d’une crise, une autre frappera aussitôt à nos portes. Parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les immeubles apparaissent, les infrastructures en tous genres apparaissent, l’humanité elle, disparaît. Nos fraternités s’affaissent, nos dignités se figent dans nos imaginaires.

Face à notre incapacité ou notre refus à créer de nouveaux Hommes, on relègue au second plan ce qui demeure l’essentiel pour une nation: l’humain, la dignité, le savoir, le savoir être,  le savoir vivre, la justice, l’égalité et la liberté. Pendant que l’un apparaît….l’autre à déjà foutu le camps..

Nous continuons à casser les thermomètres pour faire disparaître la fièvre.

Au lieu de se poser sereinement la question des causes, nous passons notre temps à disserter inlassablement sur les effets de nos anémies et de nos maladies collectives.

Même cette affaire de 3ème  ou de modification  constitutionnelle, n’est que le résultat et les effets de notre maladie.

Pourquoi nous et pas les autres ?

Pourquoi chez nous et pas chez les autres ?

Cette question ne devrait pas se poser aujourd’hui,

L’accepter c’est tuer pour toujours notre espérance démocratique 

L’accepter ce serait une forfaiture morale grave 

L’accepter, c’est valider que le passé avait raison, alors que nous savons à quel point ce passé nous coûte encore aujourd’hui 

L’accepter c’est valider l’idée que la parole, l’engagement et le serment n’ont point de valeur. 

L’accepter c’est se dédire et compromettre l’avenir.

 

Pour un pays qui a toujours plus besoin de repères et de socles moraux et éthiques, ce serait un désastre immense et un saut en arrière aux conséquences incalculables.

J’espère qu’il est encore temps d’éviter cela à ce pays, à ce peuple.

Je formule cette prière et exprime vivement ce vœu

Chers compatriotes, 

Nous n’avons que la haine et la destruction parfois même l’humiliation  de l’autre comme projet politique, comme projet de société, voir même comme ambition personnelle.

Nous n’avons que manœuvres, diversions et mensonges comme idéologie politique….

Nous n’avons que violence et exclusion comme vision et stratégie politique.

Pendant ce temps, le souverain peuple de Guinée croupit et crève dans la pauvreté, dans la misère, dépourvu qu’il est de sa maturité, de sa responsabilité et de sa dignité.

Nos systèmes de pensée, nos habitudes de langages sont truffés de mécanismes qui génèrent une violence invisible,  qui peut s’immiscer dans nos attitudes et nos expressions familières,  sans que nous en ayons conscience.

(Ceux qui n’ont plus rien à gagner n’ont également plus rien à perdre )

Il faut donner à la politique sa lettre de noblesse, sa raison d’être….servir le peuple, protéger les guinéens et leur garantir une vie de dignité, d’honneur et de juste épanouissement libre.

Chers compatriotes, 

Je voudrais nous inviter tous à nous interroger sur cette attristante et troublante réalité de notre pays:

Pourquoi en Guinée, ceux et celles qui disent la vérité ont plus peur, que ceux et celles qui disent et vivent du mensonge ?

Pourquoi il est plus pénible et risqué en Guinée de dire le vrai que de défendre le faux ?

 

Pourquoi dans notre pays il est plus aisé de vivre heureux avec le mensonge que de vivre heureux avec la vérité ?

Je dis aux porteurs de vérité, de ne pas avoir peur, de laisser entre les mains du créateur ultime, Dieu, et leur vie et leur survie, de dire et d’assumer la vérité, mais sans offense et sans haine.

Sinon cette vérité perd son sens et sa force.

 

Puisque la vérité est le fondement de toute vie sociale heureuse, harmonieuse et juste. Sans elle, puisqu’elle doit être dite et défendue y compris contre ses propres intérêts, ses propres affinités, ses propres logiques, la vérité libère l’homme de l’asservissement.

Elle peut rendre triste, Parce Quelle nous impose parfois de contrarier et de peiner nos affections, nos affinités et nos intérêts du moment.

Mais elle est indispensable, elle est le plus solide fil des liens sociaux  durables et sans rupture.

Parce que la vérité n’est vérité que lorsqu’elle est dite et subie sans distinction pour ceux qu’on aime, et pour ceux hélas qu’on dit ne pas aimer.

Au regard de la déchéance morale qui frappe notre pays, la vérité comme mère de la justice, de la liberté et du fondement national, sera notre libératrice.

La Guinée sera ou ne sera pays, la vérité vaincra ou ne vaincra pas.

Voilà le chemin de notre dignité collective, voilà le chemin de notre épanouissement individuel et collectif.

Chers compatriotes, 

Si nos appartenances identitaires, politiques, sociales, religieuses et opportunistes nous poussent à ignorer et à offenser le vrai, la vérité, nous rendrons inéluctablement impossible l’émergence d’une nation démocratique qui garantira à chacun d’entre nous liberté, justice, fraternité et dignité.

Cette entreprise ne conduira qu’au désastre…

Alors chers compatriotes

je vous le dis ici aujourd’hui et pour demain…, déchirez vous, haïssez vous ,humiliez-vous pour que les puissants puissent vivre heureux…

Car au commencement comme au final il n’est question que de cela…

Et non de la communauté, de l’ethnie, de la religion ou des opinions politiques.

Il est question des forts et des faibles, 

Il est question de ceux qui peuvent se défendre, se protéger et de ceux qui ne le peuvent pas.

Il est question de ceux qui vivent au jour le jour et de ceux qui n’ont aucun souci de ce genre.

Il est question de ceux qui sont  » bien nés  » et de ceux qui sont supposés ne pas l’être.

Il est question de ceux dont la voix porte et de ceux qui crient leurs douleurs dans l’indifférence générale 

Il est question de ceux qui jouissent des libertés et de ceux qui n’en ont pas les moyens.

Opposer les plus faibles et les plus fragiles entre eux est une des techniques politiques les plus vieilles de l’humanité. Hélas! 

Rien de positif ne sortira de cette fracture, de cette déchirure

Une famille divisée n’est jamais une famille forte…

Une famille divisée n’est jamais une famille créative 

Une famille divisée n’est jamais une famille protégée.. 

Une famille divisée n’est jamais heureuse 

Chers compatriotes, 

Il nous faut reconstruire une société d’humanisme démocratique et bienveillante.

Combien de vies et de rêves brisés, broyés dans ce pays depuis l’indépendance jusqu’à nos jours? 

Combien d’âmes détruites, humiliées depuis l’indépendance jusqu’à nos jours? 

Combien de familles brisées, détruites, anéanties, humiliées depuis l’indépendance jusqu’à nos jours? 

L’humanité sacrifiée sur l’autel de nos cœurs assombris, de nos ambitions inappropriées, de nos esprits possédés par l’iblis 

L’humanité est au-dessus de tout,  telle est son essence et son énergie. 

Même les supposés coupables ont droit à la dignité humaine, ont droit à leur humanité sauvegardée.

Sans esprit de vengeance, ni chasse aux sorcières nous devons faire l’inventaire de notre histoire pour restaurer notre commune dignité.

 Chers compatriotes, 

Nous sommes si confortables à tenir Alpha Condé, Cellou dalein diallo, SidyaTouré, Lansana Kouyaté, Faya Millimono ou je ne sais qui d’autre, responsables de nos malheurs, de nos soucis , de nos impasses, de nos échecs.

C’est si confortables, mais c’est faux!

Nous,  le peuple, nous sommes les principaux responsables de nos malheurs et de nos misères. Lorsque le maître,  le souverain peuple décide d’abandonner sa responsabilité, il devient l’esclave de la situation, et ne serait se plaindre de sa propre et lâche complicité.

Il est plus aisé pour un bon peuple, d’avoir des bons dirigeants, qu’un peuple fataliste, sectaire communautariste, peu sensible à l’injustice quand il n’est pas directement concerné,  peu attaché aux valeurs et aux principes qu’il dit réclamer. 

Ainsi, il est plus facile d’opposer les pauvres à se détester entre eux 

Il est plus facile de rendre les uns responsables des malheurs des autres 

Il est plus facile.

Il est écrit où que nous ne pouvons pas vivre ensemble, heureux?

Qui a dit cela?  Qui a décidé cela si ce n’est nous mêmes et nos propres faits, gestes et mots?

Nous nous gargarisons d’une factice fierté nationale, alors que nous restons encore, des générations après, honteusement conditionnés par des créations anthropologiques et coloniales 

Le peulh est ainsi….

Le Malinké est comme ça 

Le Soussou est comme si 

Le kissi est ainsi

Le Guerze est de la sorte…

Le toma pense ainsi..

Des schémas de pensée artificiellement construits, sont si obsessionnellement transmis de générations en générations, rendant inefficient tout génie créateur et toute volonté nationale, démocratique  et humaniste.

Chers compatriotes, 

Les peuples méritent leur dignité, à défaut ils resteront dans l’indignité.

Les peuples méritent la justice, à défaut l’injustice restera leur quotidien 

Les peuples méritent leur liberté, à défaut ils seront des esclaves..

Jamais un peuple qui n’incarne pas les valeurs de justice, de liberté, de dignité, de fraternité, n’aura une vie sociale et politique prometteuse et apaisée ( fondéesur celles ci.)

Les peuples n’ont des gouvernances que ce qu’ils méritent.

Les peuples n’ont de leurs politiques que ce qu’ils valent.

Il est tellement facile et si aisé,  à chaque fois, à chaque occasion, à chaque crise, de se construire un ou des ennemis expiatoires. C’est confortable. 

La société guinéenne est devenue si malhonnête, que la vérité est vécue comme une véritable offense par des gens! !!!

Si nous étions un peuple fidèle aux valeurs universelles de dignité, de vérité, d’honneur, de justice, de libertés, d’égalité, de fraternité et de légalité, ( pourchacun et pour tous) aucune des crises et des souffrances qui assaillent ce pays ne seront.

Si nous étions un peuple si fidèle à l’amour et à la fraternité, nous ne serons pas si facilement manipulables pour des déchaînements de haines et d’outrances contre l’autre.

Si nous étions un peuple si attaché à la vérité , ce pays ne deviendrait pas un endroit de mensonges et de mauvaises foi.

Si nous étions un peuple si attaché aux valeurs de démocratie, les débats auxquels on assiste dans notre pays seront impensables.

Nous sommes un peuple qui se ment à lui même. 

Nous sommes un peuple qui attend de ses dirigeants, de ses acteurs politiques et publics des vertus et des valeurs auxquels il ne croit pas lui même, auxquels il demeure infidèle.

Un bon peuple (un peuple qui chérit la digne humanité et la justice et la liberté) fabrique des bons dirigeants, un mauvais peuple ne saurait en fabriquer que des dirigeants à son image.

 Mais, à chacun d’entre nous, qu’on se souvienne , que notre patrie commune la Guinée, est et devrait être au-dessus de tous nos intérêts, tous nos égoïsmes, toutes nos lâchetés.

 Ainsi, le devoir sacré de chaque guinéen est de faire en sorte que ce pays retrouve la grandeur de sa dignité et de son honneur.

Et cela n’est possible que dans le respect des valeurs d’humanité, de principes démocratiques universels.

Des lors la Guinée sera éternelle, Car elle porte fièrement l’étendard de la liberté, de la justice et de la dignité. 

Chers Compatriotes, 

Au lieu de défier le sous développement,  la misère, l’injustice et toutes les formes d’aliénation, nous passons notre temps à défier le bon sens, à défier la normalité, à défier la logique,  à défier la justice, à défier l’humanisme, à défier toutes les sacralités de l’idée nationale et démocratiques les plus élémentaires.

Avec les réseaux d’intérêts, nous voulons tout défier dans ce pays, 

L’ambiance démocratique, détruite…

 Alors qu’il nous  faut être capable de construire sans détruire 

 D’unir, sans exclure

 De refonder sans offusquer.

 De combattre sans humilier 

 D’être ferme et intransigeants sans être arrogant et humiliant.

Car aux lendemains des victoires ou des défaites, la vie doit reprendre et continuer……

La règle du jeu de la démocratie c’est de convaincre, pas de soumettre. 

On s’imagine en Guinée, les uns et les autres qu’en insultant, en agressant, en diffamant, on arrivera à faire changer d’avis aux uns et aux autres. Impossible.

Soumettre n’est pas démocratique. Et la victoire de la soumission est toujours de courte durée. 

Chers compatriotes,

Nous pouvons, ensemble, changer ce pays dans la fraternité, la justice et le respect mutuel, en refondant son socle moral et éthique et en lui assignant une destinée heureuse et glorieuse.

Ensemble, nous pouvons rendre la Guinée, à travers les valeurs qu’elle épousera, dignement grande et éternelle….et rendre ses filles et fils heureux et dignes de vivre ensemble.

C’est cela la démocratie,  une volonté commune de vivre libre et heureuse.

Si nous le voulons , nous le pourrons.

Que Dieu bénisse notre pays la Guinée

Que Dieu bénisse l’ensemble du peuple de Guinée et l’ensemble des filles et fils de Guinée.

Vive la Guinée !

Vive la République !

Vive la démocratie!

 Je vous remercie.

Khalifa Gassama Diaby

Ancien Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

 

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