Cellou Baldé à propos de la CENI : ‹‹ Elle est à l’origine d’une situation déshonorante en Guinée ››

Banniere CBG

Alors que le lundi 16 décembre 2019, marquait la fin des opérations d’enrôlement des électeurs, le député Cellou Baldé approché par notre reporter, s’en est détaché de façon colérique pour remettre le bâton dans les roues. Tittillé contre la CENI (commission Électorale nationale et indépendante), le député uninominal de Labé l’accuse même d’être à l’origine d’une situation, ‹‹déshonorante››.

Le député flingue et sort du trou pour dire dans le micro d’un de nous que ce qui s’est produit pendant cette période de révision est pire que ce qui a été observé jusqu’ici.

‹‹ On a assisté à une mascarade. La CENI, de façon préméditée et délibérée, a fait en sorte que dans beaucoup de circonscriptions, qu’il n’y ait pas suffisamment de récépissés. Vous prenez Ratoma, sur un potentiel de 400 mille électeurs inscrits en 2015, la CENI n’avait déployé que 170 mille récépissés. Vous prenez les formulaires d’inscriptions, les certificats de résidence, c’est tout un business qui entoure cela. Un autre aspect, quand vous prenez l’opération de radiation, on a une partie en Guinée où les morts sont vraiment morts, ils sont radiés du fichier électoral et il y a une autre partie où les morts sont encore vivants ››, a fortement dénoncé le parlementaire. 

A l’en croire, ‹‹ C’est ce qui fait que nous, du côté de l’opposition, ce n’est pas une rallonge que nous demandons parce que nous avons été appelés pour qu’on discute des conditions d’organisation des élections législatives et notamment du calendrier électoral. Sur la base du communiqué pris par le président de la république au soir du 14 octobre 2019, nous avons demandé à ce que le processus soit totalement arrêté, que nous nous retrouvions autour de la table pour que nous réévaluions le processus électoral notamment le calendrier. Aujourd’hui, il n’y a pas de fichier, celui que nous avons est totalement corrompu.  Donc, je crois que la CENI est en train de s’amuser avec le feu dans notre pays. Nous devons arrêter le processus, que toutes les parties prenantes se retrouvent pour qu’on s’entende sur comment doter enfin notre pays d’un fichier réellement biométrique », a-t-il fustigé.

Akila Soumah pour Oceanguinee.com 

Réagir