Guinée : humiliée, trainée de façon malsaine par les agents, Fatoumata Bah explique sa mésaventure

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Des policiers avec un coeur méchant et extravaguant utilisant une mère de famille comme bouclier humain à Wanindara, commune de Ratoma, a suscité une vague d’indignations sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué, le ministère de la sécurité a présenté ses excuses a la victime sans espoir.

Cette dame, trainée de façon sauvage rencontrée par un de nos reporters, est revenu sur sa mésaventure. ‹‹ Hier, le fils d’une amie a été blessée par balle à Wanindara, Carrefour marché. Dès qu’elle a appris la nouvelle, elle était dans une panique totale. J’ai tenté de la maîtriser, mais elle s’est enfuie. C’est ainsi que j’ai décidé de la suivre ››, a expliqué en larme cette mère de famille humiliée par la police.

Poursuivant son intervention ‹‹ une fois à Wanindara, des policiers, qui étaient cachés derrière une cour m’ont interpellée en me demandant où je vais. J’ai répondu que je vais à Cobaya. Ils m’ont demandé d’où je viens, je leur ai dit que je viens de l’hôpital ››.

Sur le coup, cette mère de famille humiliée par ses agents de façon malsaine se souvient : ‹‹ l’un d’entre eux a ordonné qu’on m’arrête et de se servir de moi comme bouclier humain jusqu’à ce qu’ils puissent mettre aux arrêts des manifestants. Je leur ai dit que je n’ai rien fait, s’ils me font du mal, c’est de l’injustice. L’un des manifestants m’a reconnue et a dit que je suis la femme de son frère. Des manifestants qui suivaient la scène se sont mobilisés pour tenter de me libérer. Les policiers ont tiré du gaz lacrymogène pour les disperser et m’ont trainée sur plusieurs mètres avant de me relâcher. Les policiers ont fui, les jeunes sont venues m’apporter de l’aider ››, a dit cette dame, tout en précisant qu’elle s’est en sortie avec des blessures.

‹‹ Les policiers m’ont trainée et blessée. Après ma libération, je me suis rendue à l’hôpital pour des soins. Vu que je ne suis pas morte, je remercie le Bon Dieu ››, confie-t-elle a notre reporter.

Par ailleurs, même si l’injustice domine le pays, Fatoumata Bah appelle tout de même les autorités a prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux exactions. ‹‹ Violenter des citoyens dans le but de les blesser ou tuer n’est pas la mission des forces de sécurité ››, a précisé Madame Bah qui n’envisage pas à porté plainte contre ses agents qui se sont comportés de façon non républicaine envers elle.

À préciser que la victime n’est pas femme en ceinte mais une nourrice.

Akila Soumah pour Oceanguinee.com

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