Emanuel Macron répondant aux questions sur les dérives autoritaires de son système : « Mais allez en dictature ! »

French President Emmanuel Macron reacts during a joint press conference with President of Burkina Faso at the Elysee Palace in Paris, on December 17, 2018, following their meeting. (Photo by BENOIT TESSIER / POOL / AFP)
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En colère, le président le président a tout simplement balayé les critiques à travers une question qui lui à été posée en ce termes : « Mais allez-y en dictature ! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois…. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! » L’utilisa annoncée de son premier ministre Édouard Philippe de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 donne à son emportement un état particulier.

À quoi sert l’article 49 alinéa 3 de la Constitution française  ?

L’article 49 de la Constitution du 4 octobre 1958 organise les modalités du contrôle du gouvernement par l’Assemblée nationale. C’est ce contrôle qui permet de considérer que la loi fondamentale met en place une « république parlementaire ». Comme sous la IIIe et la IVe République, le Parlement dispose de la possibilité de renverser le gouvernement. Mais en 1958, il fallut mettre fin aux errements de la IVe République qui s’apparentait en fait à « un régime d’assemblée » où l’exécutif, à la merci des arrangements de couloirs et des renversements d’alliances au sein du Parlement, fut frappé d’une grande instabilité, et impuissant à régler le drame algérien, amenant la France au bord de la guerre civile. Dans le nouveau texte, les conditions de la mise en œuvre de sa responsabilité ont été organisées de manière à favoriser la stabilité du gouvernement. L’objectif était de la renforcer en plaçant les parlementaires face à leurs engagements politiques de campagne.

De plus, pour des raisons historiques, la France est un pays sur-administré où la faiblesse de l’exécutif émanant de l’expression de la souveraineté populaire face à l’administration produisait des déséquilibres que Charles de Gaulle considérait comme néfastes.

Alas Toure pour oceanguinee.com

Par Régis de Castelnau/réseau international .

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