Réprise des manifestations du FNDC en Guinée dans les prochains jours, faut-il craindre le pire ?

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Le ton est donné et des voix sont entendues.

Le pouvoir de Conakry à travers le ministre de la sécurité et celui de l’administration du territoire et de la décentralisation, a prit très au sérieux les menaces des responsables du FNDC annonçants la reprise des manifestations des après la fête de la’id el fitre (Ramadan). Du côté du FNDC, l’annonce a été faite par l’activiste Sékou koubdouno, avant d’être suivie par le président de l’UFR et celui de l’UFDG.

Sans attendre, hier soir, les ministres Damantang Albert Camara et Bouréma Condé ont averti de concert que le gouvernment ne se laissera pas faire.

« Nous avons été saisis depuis plusieurs jours d’un certains nombre d’informations nous annonçant la reprise des manifestations de l’opposition et du FNDC après le ramadan (…) Des dispositions sont prises pour éviter que ce type d’évènements (les manifestations, ndlr) viennent compromettre la lutte contre la pandémie.  Nous n’avons pas l’intention de nous laisser faire… nous serons sur le terrain pour empêcher que cela se produise.» a précisé le ministre Albert Damantag, Ministre de la sécurité et de la protection civile.

Que se passera-t-il en Guinée entre manifestations politiques, mauvaises gouvernance et covid-19 ?

pour le ministre Bourema Condé, « Des citoyens malintentionnés et éternels fauteurs de troubles sevrés de leur exercice favoris tentent de susciter des remous sociaux à l’image des malheureux cas de Coyah dans le but d’en finir avec les barrages filtrant et exposer les guinéens à une plus grande explosion du virus à travers le pays (…)Ceux qui trouvent opportun d’ouvrir un front de trouble devraient se raviser (…) en tout état de cause l’Etat guinéen veille au grain et ne se laissera pas surprendre »

Mais en dépits de toutes ce menaces, Cellou Dalein Diallo affirme tout simplement que le FNDC n’a d’autres choix que de manifester. « En dépit de la forte propagation du coronavirus, y compris dans les prisons, malgré la trêve observée par le FNDC en raison de la pandémie, et les appels lancés par l’ONU et l’OMS à désengorger les prisons, Alpha Condé continue de faire arrêter et séquestrer des cadres du FNDC »

Faut-il donc s’attendre au pire en cette période de mauvaise gouvernance et coronavirus en Guinée ? Que le premier magistrat Guinéen, le professeuer Alpha Condé pour ne pas davantage ternir l’image de la gouvernance de son regime ?

 

Hassane Diallo pour oceanguinee.com

A suivre…

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