Dans le coin de nos archives : DANS L’INTIMITÉ DE LA JUSTICE GUINÉENNE – LE PROCÈS MATHIAS N°02

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Dans le premier numéro, nous vous avions présenté ces Gangs https://oceanguinee.com/2020/06/23/dans-lintimite-de-la-justice-guineenne-le-proces-mathias-1995/

Où est la vérité sur ce cas ?

Lynx numéro 147 du 9 Janvier 1995

Dans l’après-midi du Vendredi 30 Décembre 1994, ceux qui sont les réels cerveaux de la Bande ou du gang ont été ramenés et enfermer dans des cellules qui n’auraient été ouvertes que le dimanche 1er Janvier 1995. Sur 27 locataires des 2 cellules, seuls 4 seraient en vie, tous les autres seraient mystérieusement morts !

Voici la liste des 16 morts (officiels) de à la prison centrale, (23 morts officieux) :

1- John Eliot, 2- Mamadou Yero Diallo, 3- Alpha Cissé, 4- Mohamed Sylla, 5- Ismaël Kourouma, 6- Bachir Diallo, 7- Ibrahima Khalil Fofana, 8- Abdoulaye Bah, 9- N’Daw A. Satoun, 10- Mohamed Gassama, 11- Mamadou Camara, 12- Khalil Sylla, 13- Moussa Diallo, 14- Ibrahima Condé, 15- Mamadou Keïta, 16- Mamadou condé.

Comment expliquer cette mort collective? Pourquoi c’est seulement dans la cellule où ce trouve les réels cerveaux du gang dont le procès devait bientôt débuter qu’il y est eu des morts et pas les moindres? Pourquoi ne croirons-nous pas à la théorie du complot et de l’assassinat pour n’est pas qu’il ait des révélations terribles au grand public sur plusieurs hommes forts du pays ? Maintenant que les chefs sont morts, notamment Khalil Sylla ‘’Général’’ le responsable de la bande, comment savoir qui sont réellement derrière cette bande dans le domaine des armements, de renseignements,… ? Pourquoi il n’y a pas eu d’autopsie pour savoir les circonstances de cette mort collective ? Ne sommes-nous pas dans le droit de  nous demander qu’est-ce que l’on nous cache dans cette affaire ?

On a de la peine à croire que les jeunes qui comparaissent devant la cour d’assises, étaient à la base de la terreur qui s’était abattue sur le pays. Tant les attaques à main armée, les cambriolages nocturnes, les brigandages et leurs lots d’assassinats, de coups de feu nocturnes étaient devenus courants et sanglants. Il est curieux de constater que tous ceux qui sont tombés dans le filet des forces de l’ordre sont pour la plus part, des enfants des années 70 ! 25 ans pour les plus âgés. Ce sont ces petits qui nous empêchent de dormir ? Comment en sont-ils arrivés là ? Qui est donc derrière eux ? Mais qui réellement ?

Donc une bave sur les assises

Pourquoi les petites amies auxquelles ces gangs achetaient des choses très chères, offraient des sommes de 200 000FG juste pour dire que la mission a été une réussite ne devraient-elles pas être entendue à la barre comme témoins ?

Pourquoi n’est pas avoir fait des enquêtes et interrogation sérieuse et profonde sur la mort des 16 autres détenus de la bande, sachant que Gabar le super Hercule à la force colossale pouvant à lui seul étouffer 16 personnes était dans la pièce ? Pourquoi croire à une thèse d’accident ? Pourquoi pas à celle de l’exécution alors ? Là réside tout le mystère, le coin de voile sur lequel on tire pour qu’il ne soit jamais levé. Il y a anguille sous roche, soulevez la roche et la lumière viendra d’elle-même. Je crois que c’est la conviction de maints guinéens, excepté ceux que la vérité ne servirait pas. Sans cette lumière, ce procès n’aura été qu’une mascarade, une farce.

Le Peuple avait raison – il a souffert du mal de ce gang

Le Lynx numéro 152 du 13 Février 1995 « La société protège ses criminels » Souleymane Diallo.

La session extraordinaire des assises de Conakry, ouverte le 31 Janvier, il n’y a pas eu que de plaidoyer. On a aussi accusé, non pas ceux que vous pensez, mais les avocats. Eh oui ! Eux aussi, ils se sont retrouvés sur le banc des accusés. Les accusés du public. Nos avocats ont été pris à partie par une partie du public qui ne comprend pas pourquoi un Guinéen peut lever la main et jurer de défendre un malfrat. Les hommes en robes, toutes couleurs confondues, se sont ligués pour réagir et condamner ceux qui les ont condamnés.

Le peuple qui vivait dans l’insomnie, la peur d’être attaquer, tué, cambriolé,… à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, n’est-il pas compréhensif sa réaction d’en découdre avec ces criminels une fois mis aux arrêts ? Des criminels qui n’ont aucun remord, aucun regret,… par rapport à ce qu’ils ont faits, une fois graciés, que peuvent-ils faire de leurs vies sachant qu’ils n’ont appris aucun métier et qu’ils n’ont pas été à l’école, auront-ils un autre choix que de revenir vers leur ancien métier, le crime ? Ne pensez-vous pas que ces criminels avaient du mépris pour cette pauvre population ? (aucun de ces bandits ne laissait apparaître un seul signe de regret par rapport à ce qu’il aurait fait de mal) ? Savez-vous s’ils ne se croyaient pas être des héros à racontant ces multiples crimes ?

 

Mouhamad Ciré Barry pour oceanguinee.com

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