La crise va « changer profondément » nos économies, selon Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne

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A préciser avant tout que Christine Lagarde est aussi l’ancienne directrice générale du FMI (jusqu’en septembre 2019).

Le terme de « Grand Reset » a été rendu célèbre en 2014 par Christine Lagarde, alors à la tête du FMI, pour désigner la prochaine crise financière. Celle-ci devant être suffisamment violente pour « remettre l’économie à zéro ». Or, voilà que cette prédiction apocalyptique est en train d’acquérir une connotation positive !

Elle a affirmé, le 4 juillet dernier, que la crise économique engendrée par la pandémie de Covid-19 va changer profondément l’économie mondiale, vers plus d’écologie, de numérisation et dans les modes de travail, et que l’Europe est en excellente position.

Elle a ajouté: « Cette crise va être une accélération de transformations qui étaient déjà latentes dans nos économies« .

Elle nous annonce les principaux secteurs où ces changements profonds vont s’opérer et, ce qui est frappant. Christine Lagarde nous prévient que la robotisation va supprimer une quantité inestimable d’emplois, remplaçés par l’automatisation et l’intelligence artificielle.

« En fabrication, en travail, en commerce, ce que nous venons de vivre va accélérer les transformations et va entraîner probablement une évolution vers un mode vie plus soutenable et plus écologique« .

Elle a notamment évoqué le télétravail, qui va transformer les modes de fonctionnement de l’ensemble des salariés, au moins des pays développés, et l’accélération de la numérisation, dans les services ou l’automatisation dans les industries.

On estime en ce moment que la crise devrait entraîner une contraction des chaînes d’approvisionnement de l’ordre de 35 % et une augmentation de la robotisation dans les industries de l’ordre de 70 à 75 %, a indiqué Christine Lagarde.

Cette évolution devrait encore s’accélérer à l’avenir au détriment du commerce plus traditionnel, a-t-elle ajouté.

Ce qu’elle nous dit c’est que de très nombreux commerces, en plus de ceux qui ont déjà mis la clé dans la porte avec la « première vague », ne pourront pas supporter ce virage technologique considérant les dizaines de milliers de dollars qui devront être investis. Seules les grandes industries et grosses sociétés « connectées » pourront surfer sur la vague de la « grande réinitialisation« .

Au nom de la préservation de l’écologie et de la présente crise sanitaire, des centaines de secteurs d’emplois vont disparaître.

Mais… une « deuxième vague » est absolument nécessaire pour que tout cela soit justifié et bien implanté!

Aissata Keita pour oceanguinee.com

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