Dette infinie et mort des Nations

Banniere CBG

par Marc Gabriel Draghi

Et si la Dette était le moyen de sédation profonde des Nations jusqu’à leur décès ?

En ce début du mois de septembre, nous devrions apercevoir plus concrètement, les effets de la contraction de la production due au Coronavirus, sur les économies du Monde.

Contrairement à ce que dit Christine Lagarde directrice de la Banque Centrale Européenne, il y a très peu de chances pour que le pire de la crise soit derrière nous… Bien au contraire, la vague de chômage de masse et de faillites d’entreprises s’avance à grands pas.

Cependant, il est vrai que les grandes banques centrales, en particulier la Banque Centrale Européenne semble être parvenue à éviter une implosion des économies dans les mois qui ont suivi le confinement, grâce à leurs outils de politique monétaire non conventionnelle.

En effet, on aurait pu s’attendre à ce que les nations, déjà effroyablement endettées dans le début de l’année 2020, ne supportent pas ces énièmes politiques de « quantitative easing » qui ne résolvent en rien les causes des problèmes et entraînent mécaniquement une inflation des marchés actions.

Mais comme en 2008-2011, peut-être même (il faut le dire) d’une manière encore plus efficace, les grandes banques centrales ont réussi à entretenir une certaine illusion de relative santé économique mondiale, malgré l’arrêt total de la production dans ce premier semestre de l’année 2020.

Certains n’hésitent d’ailleurs pas à présenter la gestion de la crise comme un succès, et s’avancent à dire que la situation ne sera certainement pas si catastrophique que prévue initialement, c’est le cas notamment de Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France.

Cela revient à nous faire dire que, comme l’explique un observateur avisé comme Michel Drac, nous sommes bien sortis (depuis 2008) du Capitalisme traditionnel (avec la promotion du principe du Too Big To Fail : trop gros pour faire faillite) et que nous sommes rentrés dans une nouvelle ère. Un paradigme où l’élite financière apatride, contre toute logique économique, parvient à maintenir et développer son système d’extorsion transnational, sans qu’à aucun moment une réalité concrète ou une prise de conscience des acteurs économiques ne revienne remettre en cause (même temporairement) ce système dément et destructeur au service d’une infime minorité.

D’ailleurs depuis la fin juin, on assiste à la mise en place de politiques de diversions où les principaux dirigeants occidentaux se sont acharnés à masquer leurs peuples et à agiter le bâton des tensions raciales pour que l’opinion publique se détourne du véritable problème qui se présente sous nos yeux : c’est-à-dire l’explosion de la dette à l’échelle mondiale et la disparition à brève échéance du maigre tissu économique de nos structures nationales.

Tout le monde (médias, politiques, acteurs économiques, etc.) fait comme si l’explosion exponentielle du montant de la Dette, partout dans le monde depuis la crise de Mars, n’avait aucunes conséquences néfastes pour l’avenir.

Mario Draghi, le « sauveur de l’Euro », a pour sa part, averti lors d’une conférence cet été à Rimini, que :  « La dette créée par la pandémie est sans précédent et devra être remboursée principalement par ceux qui sont jeunes aujourd’hui », (…) « Il est donc de notre devoir de leur fournir les moyens de rembourser cette dette, et de le faire tout en vivant dans des sociétés améliorées », rajoute-t’il, plutôt que de consacrer des ressources à des initiatives qui génèrent « des retours politiques garantis et immédiats ».

Pourtant un jour, il faudra bien trouver une solution à ce problème de la Dette. Et contrairement à ce que dit l’ancien de Goldman Sachs, la solution à cette énième crise n’est pas de s’endetter toujours plus et d’investir dans des secteurs durables.

Au regard des montants de l’endettement européen et même mondial, cette dette, contrairement à ce que dit Mario Draghi, ne pourra pas être remboursée par les « jeunes ». Avec l’Euro, c’est juste techniquement impossible, et cela même avec des investissements productifs. Les mots n’étant pas encore des actions, aucune tentative d’investissements productifs guidée par une banque centrale membre de la BCE, n’a été aperçue depuis le déclenchement de cette crise.

Les politiques de QE (planche à billets) de la BCE, comme en 2008-2011 n’ont d’ailleurs servi qu’à soutenir les marchés et injecter toujours plus de liquidités dans le système bancaire. Elles n’ont pas du tout servi l’économie productive. Et c’est encore le cas aujourd’hui, car, c’est la nature même du système de l’Eurozone, qui rend cela impossible. En effet, l’article 123 du TFUE ne permet pas d’utiliser les outils de monétisation, d’encadrement et de sélectivité du crédit, donc de lancer de réels investissements productifs coordonnés par les États.

Et c’est le maintien de l’Euro (qui aurait dû en toute logique, mourir en 2011-2012) qui explique que depuis la crise des Subprimes de 2007-2008, on a répondu au problème de la Dette par toujours plus de dettes.  Mais alors pour combien de temps encore cette absurdité va-t-elle tenir ?
Pour quelles raisons nos banquiers internationaux alchimistes vont-ils encore faire durer la grande illusion générée par ce système ?

On le sait maintenant, grâce à cette expérience de gouvernance mondiale aidée par le Coronavirus, l’establishment transnational nous a informés à Davos, préparer un Grand Reset, une grande remise à zéro pour le système économico-financier mondial.

Mais ne nous trompons pas, avant ce « reset » il semble qu’il veuille tout de même faire comprendre aux peuples et aux nations, qu’au motif de cette dette colossale : il va falloir que les « petits et moyens » passent à la caisse…

Les Powell, Lagarde et leurs maîtres, ne semblent pas avoir pour projet de proclamer un jubilé comme le faisaient certains monarques sages et justes de l’Antiquité. Bien au contraire, l’ère de l’austérité, débutée, il y a maintenant plus d’une décennie va certainement se poursuivre de manière plus importante.

Le Grand Reset ne sera pas l’effacement des dettes à l’échelle mondiale, il sera autre chose. Il sera certainement la mise en place d’un nouveau paradigme (un nouveau système financier). Mais avant cela, le phénomène qu’a connu la Grèce depuis 2011-2015, va nous être imposé à nous, peuples européens (latins, mais également à l’Europe dans son ensemble).

Car c’est par les effets destructeurs de l’austérité poussée à son paroxysme, que nous serons contraints de souscrire à ce nouveau système monétaire international, ne disposant plus de marges de manœuvre suffisante (en particulier pour le cas de la France).

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​L’inflation comme outil de destruction ?

Il apparait donc de plus en plus clairement que le Coronavirus, en plus d’être un test géant d’obéissance à l’échelle mondiale, va servir à déclencher enfin, les effroyables conséquences de notre système de dette exponentielle.

Car lorsque la masse monétaire augmente à un rythme soutenu, la conséquence inévitable est toujours la même à travers l’histoire : l’inflation. On le constate d’ailleurs, les grandes banques centrales déclarent vouloir désormais s’attacher à combattre l’inflation. La fin est donc proche.

La Réserve Fédérale pilotée presque officiellement par BlackRock, qui a transformé l’économie américaine en une sorte d’économie capitalo-communiste, l’a annoncé clairement il y a quelques jours.

Lael Brainard, l’une des gouverneurs du conseil de la Réserve fédérale, a indiqué que la banque centrale, pour continuer à soutenir l’économie US, allait changer de politique en matière d’inflation.

Ainsi, c’est désormais terminé l’objectif de 2% d’inflation annuelle ! La stabilité des prix, chère à Jean-Claude Trichet et aux banques centrales, vient de tomber au profit d’une survie artificielle du système.

En France, il est clair que lorsqu’on fait confiance aux chiffres de l’INSEE, on peut se demander si l’inflation a réellement augmenté malgré le ressenti des populations depuis l’adoption de l’Euro.

Ce qui est certain, c’est que la hausse des prix est présente depuis longtemps dans plusieurs secteurs de l’économie, notamment l’immobilier, et l’énergie, ce qui a une conséquence non négligeable sur le pouvoir d’achat des ménages.

Pour en faire la simple constatation, il suffit de comparer la part réservée au logement dans le budget des ménages les plus modestes, elle n’a cessé de croître ces dernières années et même ces deux dernières décennies.

On peut logiquement, observer une corrélation entre cet accroissement du poids des dépenses de logement, le grossissement des bulles immobilières et les politiques de surliquidités des banques centrales.

Et il n’est pas du tout impossible que la crise du Coronavirus fasse basculer dans quelques mois l’inflation sur les biens de grande consommation que ce soit sur l’alimentaire ou encore les produits hygiéniques.

Car un jour ce système alchimique s’effondrera et il faudra bien d’une manière ou d’une autre « manger la dette ». La création d’une monnaie créée sans contrepartie réelle aura pour conséquence une inflation colossale, à l’image de l’hyperinflation allemande de 1921-1923.

Et si dans quelque temps, les acteurs économiques productifs venaient à se réveiller, malgré les tentatives d’endormissement de nos politiques, il n’est pas impossible qu’une défiance envers la monnaie ou le système bancaire entraine une explosion de l’inflation et une destruction de monnaies comme l’Euro ou le Dollar.

Quand on constate que la société de Warren Buffet, Berkshire Hataway, a acquis un demi-milliard de dollars d’actions de la société aurifère Barrick Gold, on peut se dire qu’un évènement économique grave se prépare. Car Buffet est à la base un pourfendeur de l’or (actif anti fragile par excellence) et il a dans le même temps, réduit ses positions dans les banques institutionnelles.
Il faut l’avouer néanmoins, l’establishment semble contrôler la situation et c’est lui qui décidera du moment opportun pour déclencher cette défiance envers les monnaies fiat. Ce qui semble tout de même très probable, c’est que le pouvoir oligarchique ne va rien esquisser avant l’élection présidentielle américaine de novembre.

Allez plus loin sur l’inflation : un ancien n°1 du FMI et de la Banque de France dit TOUT sur la CRISE !

La grande spoliation et les banques d’affaires Rothschild and Co et Lazard frères

Car ce système de la Dette, qui comme nous l’avons dit, semble inaugurer une nouvelle ère du Capitalisme financier, est le problème principal. C’est même le vice qui entraine tous les autres : délitement et destruction de l’État, immigration clandestine massive, médiocratie généralisée, répression sociale, destruction de l’appareil productif, etc.

Mais vous vous en doutez, certains ont tout intérêt à faire perdurer et même à développer ce système de la dette.

En effet, depuis le début de l’été, une douce musique se fait entendre dans les hautes sphères et commence à être relayée par les milieux médiatiques. Les initiés ne se cachent pas pour nous dire, que la Dette, à nous le peuple, n’est pas notre problème et qu’elle est encore une fois la solution.

Ainsi, nos deux plus grosses banques d’affaires, à la réputation mondiale et qui comme disait un célèbre chanteur ne connaissent pas la crise, poussent nos dirigeants politiques à nous endetter. Le successeur de Mathieu Pigasse, le banquier Jean-Louis Girodolle, directeur général de Lazard frères, nous explique donc qu’ « Il serait absurde de ne pas s’endetter » et que les grands pays comme la France n’auront pas de problèmes pour financer leur relance…

Il est clair que la situation toujours plus grande d’endettement mondial et de probable faillite des États semble faire les affaires de certains. Les Lazard et Rothschild and Co se préparent à faire face à un accroissement d’une partie de leur activité, avec notamment les futurs politiques de restructuration de dettes souveraines et les fusions/acquisitions d’entreprises en difficulté.

D’ailleurs, un encart publié dans un article du journal Les Échos et traitant des banques d’affaires Rothschild and Co et Lazard, résume parfaitement ce phénomène : « Le départ de Matthieu Pigasse n’a pas empêché Lazard de remporter deux mandats prestigieux dans le conseil aux États. La banque a été choisie par l’Argentine et le Liban, deux pays au bord de la faillite. Selon le journal libanais « L’Orient-Le Jour », pas moins de douze boutiques étaient en lice pour épauler le gouvernement d’Hassan Diab. Le grand concurrent de Lazard, Rothschild & Co, faisait partie des candidats, de même que Global Sovereign Advisor – créée il y a un an par Anne-Laure Kiechel, la « banquière de la Grèce », qui officiait auparavant chez Rothschild. Lazard a bénéficié de sa présence de longue date au Liban et du travail effectué par François Kayat, ce Franco-Libanais devenu coprésident non exécutif de la banque en France l’an dernier. L’Argentine, qui s’achemine vers le neuvième défaut de son histoire, a aussi fait le choix de la banque la plus expérimentée dans les opérations de dette. Buenos Aires et Beyrouth ont tous les deux pris comme avocats-conseils le célèbre cabinet américain Cleary Gottlieb, qui a aidé presque tous les États asphyxiés financièrement. »

Le Covid-19 a certes tué comme une grippe, mais c’est la crise qui en résulte, qui va elle, entrainer la mise à mort d’un nombre important de petites et moyennes structures économiques composant notre fragile tissu économique, que le Capital apatride souhaite liquider pour accroitre toujours plus ses gains.

Cependant le chômage ne va pas concerner tous les secteurs. Les banques d’affaires elles, craignent depuis le confinement, de ne pas trouver assez de « main d’œuvre ». Ainsi, à chaque fois, la crise oblige les grandes banques d’affaires à recruter massivement (ce fut aussi le cas en 2009). Comme quoi, Emmanuel Macron était peut-être de bonne foi, lorsqu’il expliquait à un jeune chômeur, qu’en période de crise, il suffit de « traverser la rue », pour trouver un travail. Il est vrai que quand on a son profil (c’est-à-dire celui d’un parasite du tertiaire prédateur), dans une période de prédation financière généralisée, l’accès à l’emploi est certainement un peu plus facile…

Nous pouvons donc nous poser cette question : est-ce un hasard si les grandes banques d’affaires survivent et même deviennent toujours plus puissantes après chaque grande crise systémique ?
La réponse est évidemment non.

La dette structure le pouvoir bancaire et elle permet de dissoudre progressivement l’un des derniers mécanismes protecteurs face au monde de l’argent : la Nation.​

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