Le journalisme en Guinée : l’autre facette du métier

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Aujourd’hui, le paysage médiatique guinéen est dans sa phase d’émulation avec l’arrivée dans l’arène , de nouvelles entreprises de presse qui font la course à la crème des crèmes dans ce domaine.

Malgré l’existence de journalistes compétents, avertis et professionnels ayant contribués à briser le mythe autour de la libre opinion et d’expression, il faut dire que le milieu journalistique fait tout de même face à la problématique liée au mauvais traitement salarial et l’envahissement du domaine par quelques groupuscules de personnes n’ayant aucune notion en la matière et qui se réclament journalistes .

Cela est sans nulle doute dû au fait que nombreux parmi eux estiment que tout bon paroliers dans la société est prédestiné à être journaliste.
C’est pourquoi en dépit des avancées considérables dans le paysage médiatique guinéen, il y a encore des journalistes bancals sans repères professionnel et déontologique.

Cette situation occasionne des dérives qui trouvent généralement leur origine dans l’absence de formation appropriée.
Ces soi-disant journalistes , souvent de niveau d’études faible, se livrent à des actes anti-professionnels qui n’honorent pas la profession.

Le plus souvent sur des terrains de reportages, l’on rencontre même des maçons ou encore des cordonniers munis de fausses cartes de presse qu’ils ont confectionnés pour s’infiltrer dans les rangs des journalistes envue de racqueter les organisateurs d’événements.
Et ceux qui ont fait la formation ignorent parfois volontairement, l’éthique et la déontologie au profit des reportages negociés ou commandés.

C’est pourquoi l’on se pose d’ailleurs la question sur le nombre de journalistes qui n’escroquent pas dans la collecte , le traitement et la diffusion de l’information.
Pourtant, le journaliste est celui ou celle qui met à la disposition de la population des informations en toute impartialité. Dans le pays, les journalistes se cachent derrière la liberté d’opinion et d’expression pour donner des informations qui ne sont pas correctes , dépourvues de clarté et de précision.

Ce qui met en péril le sens de responsabilité morale du journaliste (éthique).

Face à tous ces manquements, il est impératif d’assainir l’environnement médiatique guinéen bourré d’irrégularités.
Pour ce faire, la HAC, doit prendre ses responsabilités en sanctionnants les inadequats et en promouvant l’excellence.
Les patrons de presse quant à eux, doivent améliorer leur grille salariale, chose qui ,une fois faite ,pourrait amener les journalistes à être autonomes, libres donc impartiaux.

Chacun doit jouer sa partition pour que le pays à l’image des autres dans le monde puisse être cité en bon exemple en matière de bonnes pratiques journalistiques.

Diaraye Guirassy

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