Umaro Sissoco Embaló : « Je suis cash et je ne changerai pas »

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Nicolas Sarkozy est son ami, les troisièmes mandats sont à proscrire, le Covid-Organics fonctionne… Entretien avec le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló, un président hors norme et adepte du parler cru.

« Kim Jong Un ». Ainsi ses aînés chefs d’État de la Cedeao ont-ils surnommé le benjamin et « rookie » du club, Umaro Sissoco Embaló, président de la Guinée-Bissau depuis un peu moins de sept mois. À cause de son visage poupin peut-être, mais surtout précise le concerné qui s’en amuse, « parce que je remets de l’ordre et que je répète à mes compatriotes qu’il n’y a désormais qu’un seul chef : moi ».

Né d’une mère malinké et d’un père peul, au sein d’une famille dont les membres vivent entre la Guinée-Bissau, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry, ce chef d’État atypique a une obsession : démontrer que son petit pays de deux millions d’habitants, ancienne colonie portugaise au passé chaotique et à la réputation longtemps sulfureuse, est désormais devenu respectable.

Si, à la différence de son homologue nord-coréen, Umaro Sissoco Embaló ne dispose pas de la bombe atomique pour qu’on l’écoute et le prenne au sérieux, il use dans ce but d’une arme efficace à sa portée : le « parler cash ». Quitte, parfois, à froisser ses pairs de la région dont certains le prennent encore pour un ovni.

jeuneafrique.com

 

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