Scrutin présidentiel : des accusations, et dénonciations commencent dans le camps des partis candidats ( colère )

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Alors que nous arrivons à la fermeture des bureaux de votes, les tons commencent à monter dans le camps de certains partis politiques en lice. Notamment, l’UFDG et le PADES de Dr. Ousmane Kaba qui accusent le parti au pouvoir. Même s’ils félicitent le déroulement de la tenue de cette échéance électorale, ces principales formations politiques du pays lancent des accusations.
D’un ton rassurant, Ousmane Gaoual Diallo a félicité la forte mobilisation de l’électorat pour son parti dans tout le pays. Malgré cela, il ne tarde pas à condamner certains agissements de la part des autorités publiques qu’il trouve inacceptable. 
‹‹ A Coyah, c’est la commissaire Marie Hélène qui a fait les frais. Ses gardes ont été arrêtés sur instruction du préfet qui a aussi ordonné et amené des gens pour changer tous les assesseurs des bureaux de vote. Alors que l’élection est en train de se dérouler. En Haute-Guinée, à Kankan notamment on note l’existence de plusieurs bureaux de vote fictifs. Par endroit on fait déguerpir les délégués de l’UFDG des bureaux de vote. Sauf qu’à Siguiri et à Kouroussa, il y’a eu une très faible mobilisation de l’électorat mais malgré tout les gens continuent à voter par procuration, c’est quelque chose d’inacceptable qu’il faut dénoncer ››, a-t-il déclaré avec un ton ferme.
D’ailleurs, l’ancien député du pays et actuel patron de la communication de l’UFDG, a dénoncé aussi la lenteur dans certains quartiers de Conakry mais aussi à l’intérieur du pays comme Boké.
‹‹ A Wanidara dans Conakry, Kamsar et Sangarédi, les autorités qui étaient chargées d’acheminer le matériel électoral où les présidents des bureaux de vote étaient absents et n’ont pas été remplacés ››, révèle Ousmane Gaoual Diallo.
Dans la Guinée profonde, c’est-à-dire la Guinée forestière, l’opposant dénonce l’arrestation sans cause des deux délégués à Yelenzou. 
« On vient de Galakpaye, on est en train de poursuivre une VA dans laquelle il y’a le secrétaire général de l’UFDG de Yalenzou et le point focal de l’UFDG de la même sous-préfecture. On les a arrêtés mais on ne connait pas le motif de leur interpellation. Nous sommes en train de suivre la VA pour vérifier pourquoi on les a arrêtés», confie Pépé Francis Haba, qui était le directeur de campagne UFDG, de N’zérékoré.
Même si le sous-préfet a confirmé l’information, Gaoual Diallo prévient que lorsqu’il y’a des fraudes avérées de façon éhontées et qu’il y’a des perturbations occasionnées dit-il par les autorités publiques, celles-ci ne feront pas partie des décomptes. 
« A N’zérékoré tout comme certains endroits de Siguiri et Mandiana, effectivement le harcèlement contre les délégués de l’UFDG s’amplifie. Soit on les expulse des bureaux de vote où ils font l’objet de harcèlement. Même aux alentours de Conakry, où nous déplorons l’arrestation des gardes du corps de la commissaire Madame Hélène et qui a été brièvement interpellée par le préfet de Coyah. C’est une situation que nous dénonçons  avec force. Il y a de la panique et le RPG veut s’accrocher à un résultat que le peuple ne lui a pas donné. Pour le moment nous prenons l’opinion à témoin et nous rappelons notre détermination que le scrutin des guinéens soit respecté à leur entièreté. Et lorsqu’il y a des fraudes avérées de façon si éhontées, et qu’il y a des perturbations occasionnées par les autorités publiques, dans les circonscriptions qui leur sont favorables, celles-ci ne feront pas partie des décomptes ››, a prévenu Ousmane Gaoual Diallo.
Même son d’alarme chez Ousmane Kaba, candidat du parti PADES qui dénonce aussi la présence des votes fictifs dans la préfecture de Kankan. 
‹‹ Dans la préfecture de Kankan, nous avons déjà enregistré des incidents, irrégularités et des anomalies dans ce scrutin. D’abord à Kankan centre ici mes responsables ont dénombré plus de 449 bureaux de vote. Pourtant, il devrait y avoir seulement 331 bureaux de vote dans la commune urbaine de Kankan.  Il y a des quartiers qui se sont illustrés tels que des quartiers Bordo ou dans une seule cour il y a plus de 10 bureaux de vote. A Missiran, nous avons compté plus de 44 bureaux au lieu de 32, et également à Koumana, une sous-préfecture de la préfecture de Kouroussa où le sous-préfet veut remplacer la CENI, ils empêchent mêmes nos responsables d’être dans les bureaux de vote, à Fansa près de Baro, le village d’Alpha Condé, nos militants sont empêchés. A Moribaya sur la route nationale de Kankan-Kissidougou, plusieurs anomalies ont été signalées par nos responsables », a dénoncé Dr. Ousmane Kaba dans une vidéo publiée sur notre page officielle.
Dans le camp du parti au pouvoir, des mêmes dénonciations surgissent et les responsables ont quant à eux, dénoncer les agissements de certains de leurs adversaires dans certains bureaux de votes à Labé.
‹‹ L’accès de nos délégués dans les bureaux de vote dans la région de Labé reste encore difficile, où règne un climat de terreur suite aux menaces dont ils continuent de faire l’objet en dépit de la mobilisation des agents de l’USSEL, chargés du maintien d’ordre dans la zone ››, a-t-on pu lire dans le communiqué du RPG.
À suivre… 
Abd Akila pour Oceanguinee.com 
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