Fermeture des frontières en Guinée : le syndicat des transporteurs hausse le ton et met en garde le gouvernement

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La fermeture des frontières entre la Guinée et les autres pays voisins, ne donne pas du goût aux transporteurs. C’est pourquoi dans une rencontre avec les médias dans la soirée de ce mardi, que le syndicat des transporteurs a fait le bilan sur les pertes dommageables sur les importateurs et transporteurs.

Ousmane Horoya Sylla, qui est le secrétaire général des transporteurs, a regretté l’arrêt de plus de 300 camions stationnés entre la Guinée et celui de son frère sénégalais.

‹‹ Il y a des véhicules qui sont chargés, il y a des personnes qui sont là-bas. Il y a au moins 150 camions qui sont stationnés du côté du Sénégal et 150 du côté de la Guinée pour le Sénégal. Ce n’est pas un procès entre l’État et nous, on vient auprès de l’État pour lui demander de trouver la solution pour les transporteurs pour qu’ils nous permettent de vivre. Les camions sont chargés. Il y a des marchandises périssables dedans, beaucoup d’autres sont gâtés et il n’y pas de recours. On a fait les correspondances avec les ministères concernés qui sont les ministères de transports, du commerces, de la sécurités, et celui de l’administration du territoire pour qu’ils sachent qu’on a des difficultés ››, fait-il savoir devant les médias. 

Dans la même lancée, que cette première tête des transporteurs de Guinée demande à l’État, de trouver des solutions a ce problème. 

‹‹ Aujourd’hui, la souffrance que nous subissons est inestimable. On peut donner les détails jusqu’à demain ça ne finira pas. Les camions sont stationnés tous les contenus sont pourris, les apprentis sont tombés malades. Certains sont en train de mourir et d’autres manques de nourriture. Nous en avons marre de cette situation, nous demandons une solution ››, lance avec force le syndicat des transporteurs. 

Par ailleurs, il ( Amadou Bah ndlr ) a demandé au gouvernement d’Alpha Condé de créer une commission mixte pour fouiller tous les camions avant de les laisser passer à la frontière. D’ailleurs, il rappelle que les pertes subies sont aujourd’hui, inestimables dit-il, plus de 400 camions sont bloqués devant ses stations. 

Abd Akila pour Oceanguinee.com

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