Casse-tête pour Embaló à l’Assemblée nationale : le président menace de dissoudre l’hémicycle Bissau-guinéen
Alors qu’il est dépourvu d’une majorité des deux tiers a l’Assemblée nationale, le puissant jeune président de Bissau ne peut plus faire sa réforme constitutionnelle. Comme ce n’est plus le temps de perdre l’espoir, il menace de dissoudre l’Assemblée nationale, revivant son spectre d’une crise politique dans son pays, un an après son élection controversée dans le pays.
Depuis que le vice-président du PAIGC et actuel président de l’assemblée nationale, Cipriano Gassamá a tourné casaque, une guerre de pour le contrôle du parlement fait rage au grand dam des parrains de Umaru Embalo qui se rendent à l’évidence que les institutions Bissau guinéennes sont très solides. Avec ses crises répétées dans ce pays pauvre, certains observateurs n’avaient jamais imaginé à quel point les institutions y étaient fortes contrairement à d’autres pays africains où ce sont les hommes forts qui sont à la mode. Car, malgré les soutiens du « Général du peuple » dans l’espace CEDEAO, Umaru Embalo peine à dérouler. Ces alliés qui contrôlent l’assemblée et le gouvernement dans ce régime parlementaire, ne comptent pas se dépouiller de leurs pouvoirs. Un sacré rififi dans les jours à venir si le statu quo est maintenu.
Aujourd’hui, la principale question est de savoir qui domine l’Assemblée ? Chaque camp a son interprétation. Lors des dernières législatives, en mars 2019, le PAIGC avait obtenu 47 sièges, sur 102. Un accord avec le parti APU/ PDGB de l’actuel Premier ministre Nuno Nabiam lui avait permis le soutien de 5 députés supplémentaires, et donc de garder une majorité relative. C’est cette majorité qui avait mené à la Primature Aristide Gomes, limogé par Umaro Sissoco Embalo fin février. Et ce sont les voix des parlementaires APU qui sont aujourd’hui très convoitées, relève notre source.
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