Les manifestants ne lâchent pas prise après la forte mobilisation de ce matin pour défendre Ousmane Sonko arrêté par la gendarmerie alors qu’il se rendait au bureau du juge du 8e cabinet. Au centre du pays qui est la capitale, les manifestions continuent dans le pays du président Macky Sall. Des blessés, des arrestations, des banques attaquées et même les journalistes n’ont pas été épargnés. Ces manifestations sont signalées a Dakar comme Ouakam.
Dispersés un peu partout dans Dakar, les protestataires ont mis le feu sur les principales artères.
A Castor, la CBEAO a été attaquée et incendiée par une centaine de manifestants en furie. Les kiosques Orange money ne sont pas oubliés. Balancés au milieu de la chaussée, ils obstruent les routes empêchant la mobilité. D’ailleurs, il faut dire c’est après l’intervention des nervis que les sénégalais se sont rebellés d’une allure pour demander la libération d’Ousmane Sonko.
« Quand on se battait le 23 juin, Macky SALL avait déguerpi. On ne va pas battre jusque-là et laisser un poltron tout anéantir. La violence que Macky SALL veut nous imposer, faut qu’on lui montre qu’on est encore plus violent », réplique ce responsable de Y’en a Marre sur une télé sénégalaise, en Wolof.
Selon Kilifeu, les nervis ont été recrutés par le pouvoir pour faire face aux manifestants. Cet activiste jure qu’il ne se laissera pas faire.
« C’est une milice. Des gens entretenus par Macky SALL pour disperser d’éventuelles manifestations. Mais moi je vais être clair. Je suis à la télé. Je ne vais laisser aucun nervi m’intercepter. Je vais m’armer et si j’en croise un qui cherche à m’attaquer, je vais le descendre », avertit Kilifa qui assure : « On va les repérer un par un pour les molester ».
Abd Akila pour Oceanguinee.com
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