En Guinée, Amnesty International appelle à une libération du militant Oumar Sylla

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Cette figure du Front national pour la défense de la Constitution, également coordinateur national adjoint de « Tournons la page Guinée », est derrière les barreaux depuis huit mois. Il avait été arrêté en septembre dernier à Conakry alors qu’il se rendait à une manifestation contre le projet de troisième mandat du président sortant Alpha Condé. En janvier, Oumar Sylla a été condamné à onze mois de prison pour « participation délictueuse à un attroupement non armé ».

Oumar Sylla c’est aujourd’hui un petit peu la principale figure, qui rappelle la répression qui a lieu aujourd’hui en Guinée, contre les opposants et les voix critiques au pouvoir. Et cela fait donc plus de sept mois qu’il est en détention arbitraire, puisqu’il avait été arrêté en septembre 2020 à Conakry, alors qu’il s’apprêtait à participer à une manifestation interdite. Cela lui a valu d’être condamné en janvier 2021 à onze mois de prison ferme. Il faut également rappeler qu’il a dû attendre quatre mois pour être jugé. Il a même fallu qu’il fasse une grève de la faim, fin de l’année 2020, pour que son procès soit tenu, pour que son procès s’organise de façon rapide, comme le réclame le droit international, de façon générale.

Fabien Offner, chercheur pour Amnesty International au bureau régional Afrique de l’Ouest et du centre.

 

Avec rfi.fr
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