Tribune : L’art de résister à la tempête sur l’auto-route de la gloire par Aboubakr Guilavogui.

Qui m’a empêché de partir poursuivre mes études dans la très prestigieuse université de La Sorbonne Paris France ?

Pour être jugé par l’histoire, faudrait-il encore avoir contribué à la faire ou la connaître un tant soit peu. L’inéluctabilité de l’échec n’est-elle pas le pire des drames pour des hommes qui rêvent de grandeur sans avoir le talent d’y parvenir ? Suis-je dans ce cocon ?

Suis-je victime de mon ambition ou de la complicité de l’Ancien Président de la FEANF, Pr Alpha Condé aujourd’hui Président de la République, avec les autorités consulaires de l’ambassade de France en Guinée ?
Lisez pour tout comprendre dans cette saga malodorante, portée ici par cette tribune.

Aujourd’hui je prends ma plume pour rouspéter, à cause de ces rabat-joies qui ne savent que galvauder le bonheur des jeunes guinéens espérant un futur meilleur pour l’Afrique, je me permets ainsi avec candeur d’aseptiser les cœurs de tous ces jeunes victimes d’une t-elle injustice traduite comme de l’esbroufe parfois.

C’est après un long mutisme abyssal sur cette saga malodorante que j’ai traversé comme témoin privilégié et acteur de mon temps voici la version non tronquée de l’histoire, malhonnête en elle-même, et je suis loin d’être un élément au service de la subversion comme l’estime l’ambassade.
Tout a commencé par l’ambition que je portais depuis ma fringante enfance, celle de poursuivre mes études un jour dans la très prestigieuse université de La Sorbonne, après l’obtention de mon baccalauréat en 2018, à l’issue duquel je fus classé 127ème de la République de Guinée, je me suis lancé donc dans cette procédure carabinée dénommée campus France, plateforme qui gère les dossiers de candidatures des étudiants étrangers auprès des universités françaises. Comme disons nous souvent qu’il est bon à savoir, à comprendre, à expliquer sans se contredire non pas pour tronquer l’histoire, trahir le fait pour trafiquer l’honneur, s’offrir d’estime dans le seul but du triomphe et du succès personnel. Loin s’en faut !

Parler de l’histoire de l’homme que je suis en si peu de mots est un exercice difficile, pourrait-on dire c’est même faire face à une anicroche. Car la modestie voudrait que sans qu’elle ne soit exagérée ou dévaluée, de dire par éthique et par responsabilité surtout avec l’honnêteté de l’histoire comme cela se doit dans les mémoires collectives, l’histoire de chaque grand-homme avec humilité parfois où chaque fois que cela soit nécessaire, il est crucial de rétablir l’honneur, réhabiliter l’histoire, d’écrire le présent pour orienter le futur dans toute la plénitude de la vérité et avec sincérité des faits.

En 2018, j’ai débuté le processus d’obtention d’admission auprès de la très prestigieuse université de La Sorbonne, car poursuivre mes études à La Sorbonne était l’une des priorités la plus urgente dans ma carnassière d’ambitions en grande partie politiques, je me me suis donc lancé ainsi dans cette course d’obtention d’admission étant très sélective les universités françaises dans leurs choix de candidatures étrangères ce qui fait de cette procédure une procédure carabinée sans omettre aussi son cortège de dépenses pantagruéliques mais qui parfois malgré tous les efforts que vous fournissez, s’avère sans issue favorable sans aucun motif valable, cela beaucoup d’étudiants africains le savent ceux qui en ont tentés.

Personnellement je savais qu’il n’était pas du tout facile d’obtenir une admission à La Sorbonne, mais je me suis lancé néanmoins avec une confiance extrême en soi, l’aventure en cette année de 2018 fut douloureuse par faute d’une erreur administrative et ce de la part de l’État de mon pays sur mes documents notamment mon diplôme du bac, sachant ainsi que je n’avais plus aucune chance cette année là, je me suis dit d’attendre l’année prochaine car je sentais en moi une très grande obligation pour l’Afrique avec cette ambition de palingénésier l’ancien gouvernement panafricain en exil (la FEANF) la fédération des étudiants d’Afrique noirs en France, je me suis lancé encore dans la même course en 2019, sans être découragé et là le combat a porté fruit car j’avais pu obtenir une admission dans la très prestigieuse université de La Sorbonne et ce qui fut extraordinaire et mirobolant c’est que je fus le seul guinéen à être retenu au compte de l’année 2019 pour étudier à La Sorbonne. Me baignant ainsi dans cette béatitude indescriptible, j’ai choisi le chemin d’un courage infernal pour aller au bout du bout car le premier pas était franchi vers la réalisation du holistique projet du réveil de la FEANF une fois en France, j’ai donc par la suite concocté rapidement une équipe avec laquelle j’ai exprimé cette vision dans une brochure pour faire campagne auprès de mes confrères guinéens afin de leur persuader à se réclamer de la section guinéenne une fois qu’on n’aurait installé nos antennes nationales en Afrique. M’estimant veinard d’ailleurs d’avoir l’un des anciens de cette noble organisation à la tête du pays, je me suis dit qu’il est important et nécessaire de rencontrer le Président de la République, il nous sera nécessaire dans la réalisation de ce noble projet panafricain, j’ai adressé alors une missive de demande d’audience au Président de la République on était en mai 2020, tout en concoctant mon dossier de demande de visa étudiant pour études, car les cours devraient débuter à La Sorbonne en septembre donc je devrais bouger en Août, mais cette aventure fut sinistre et carcérale, après des vas et viens à la Présidence de la République j’ai débuté ce qu’on appelle le tête à tête avec certains conseillers proches du Président de la République et certains ministres d’États je préfère taire leurs noms ils se reconnaîtront, sous demande du Président.

Après aussi moult entrevues avec ces hauts commis de l’État le Président m’a demandé de m’entretenir encore avec l’actuel ministre d’État secrétaire général de la Présidence avec qui j’ai eu une vive altercation. Cette partie du jeu présidentiel m’a amené à me concentrer d’avantage et à attendre impatiemment mon visa pour afin partir car j’avais su que ces derniers ne voulaient pas de ce projet qui allait être gênant plus tard. Après un mois d’étude sur mon dossier par les autorités consulaires ces derniers aussi refusèrent de me délivrer le visa sans aucun motif valable, c’était une parodie consulaire tout simplement, j’ai vu ainsi mon rêve se briser tout d’un coup comme une branche morte. Après tous ces empêchements de certains cadres de la présidence de me conduire devant l’ancien Président de la FEANF, parce-que je portais tout simplement une ambition qui allait sûrement les déranger dans le futur j’ai commencé à douter sur ma sortie du pays car quand l’on effectue une retouche historique sur le passé de la FEANF, l’on se rend compte que la FEANF fut très hostile aux régimes africains fantoches, donc si l’un de ses anciens mastodontes au pouvoir en Afrique aujourd’hui, se laisse faire ce qu’il combattait hier quand il était président de la FEANF, c’est dire que la palingénésier serait un obstacle pour lui, ainsi pourrait-on dire qu’ils craignaient tous le réveil de cette fédération ! Est-ce la Raison pour laquelle tout cela m’est arrivé ? Qui sait ? Voici ainsi l’histoire, ce refus de visa est-il fortuit ?

Une question à durée limitée : Le pari dans cette histoire est de savoir qui de moi ou de ceux qui se cachent derrière toute cette mafia réussira à sortir victorieux ? Une question à l’histoire, la réponse dans l’avenir.

 

Par Aboubakr Guilavogui, Auteur de La Tribune.

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