» L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné » Cardinal Robert Sarah

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« À la racine de l’effondrement de l’Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné, qui l’a constitué, tel qu’il a été et tel qu’il est. De nombreux pays ignorent aujourd’hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. »

Une affirmation du cardinal Robert Sarah qui résume le propos de son troisième livre d’entretiens avec Nicolas Diat. Une affirmation qui confirme clairement que notre monde est au bord du gouffre. Que l’occident se trouve à ses heures de déclin, au moment de la trahison de ses élites, au mondialisme sans limite, au capitalisme débridé, à des nouvelles idéologies, des dérives d’un totalitarisme islamiste…

Pour le cardinal, le temps est venu pour un diagnostic sans concession. Pour lui, il est bien possible d’éviter l’enfer d’un monde sans Dieu, d’un monde sans homme, d’un monde sans espérance.

Plus loin dans ce même livre, le cardinal précise :

« En Occident, la disparition de Dieu a entraîné le bannissement de tout ce qui est sacré dans l’existence humaine. Le sacré est devenu quantité négligeable. » Le soir approche et déjà le jour baisse.

A rappeler que le cardinal Robert Sarah est un Guinéen de nationalité et d’une figure majeure du monde catholique d’aujourd’hui. Et que Nicolas Diat est un spécialiste reconnu de l’Église catholique, et l’auteur d’un ouvrage de référence sur Benoît XVI, L’Homme qui ne voulait pas être pape (Albin Michel, 2014 ; Pluriel, 2018), et d’Un temps pour mourir. Derniers jours de la vie des moines (Fayard, 2018 ; Pluriel, 2019. Prix du cardinal Lustiger, grand prix de l’Académie française).

Le cardinal Robert Sarah et Nicolas Diat ont publié ensemble Dieu ou rien. Entretien sur la foi ( Fayard, 2015 ; Pluriel, 2016) et La Force du silence (Fayard, 2016 ; Pluriel, 2017).

Par Aissata Keita

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