Burkina Faso : des civils et soldats tués dans des attaques dans la région du Sahel

Une attaque a visé populations et soldats mercredi 4 août dans l’après-midi au Burkina Faso. Plusieurs localités de la province de l’Oudalan, non loin de la frontière avec le Niger ont été la cible de groupes armés. Une trentaine de personnes ont trouvé la mort dont quinze soldats burkinabè. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés, selon le ministre délégué à la Défense.

Ce sont les populations des villages de Dambam, Gudba et Tokabangou situées à une dizaine de kilomètres de Markoye qui ont été visées d’abord par une attaque des groupes armés terroristes.

L’attaque s’est déroulée vers 12 h (heure locale) selon un communiqué du ministre délégué à la Défense. Onze civils ont été «lâchement abattus alors que certaines cultivaient leurs champs», rapporte une source sécuritaire. Du bétail a été emporté et les assaillants ont incendié plusieurs concessions.

Contre-offensive pour retrouver les assaillants

Une unité des forces de défense et de sécurité du détachement militaire basée à Markoye a été déployée pour venir en aide à ces populations en détresse. Pendant les opérations de sécurisation, l’unité a été à son tour prise à partie par ces groupes armés. Au cours des combats, quinze soldats burkinabè et quatrev olontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont tombés, selon Aimé Barthélémy Simporé, le ministre délégué à la Défense nationale.

De leur côté, les forces burkinabè ont neutralisé une dizaine de terroristes, selon la même source. Toute la zone concernée par l’attaque est sous contrôle des forces burkinabè et la contre-offensive pour retrouver les assaillants se poursuit avec des moyens aériens et terrestres selon les forces armées.

Ousseni Tamboura, le porte-parole du gouvernement, salue le courage des soldats et des volontaires pour la défense de la patrie. Il assure qu’aucune vie perdue dans le cadre du combat contre le terrorisme ne restera impunie.

Malgré leur engagement, les attaques des groupes armées n’ont pas cessé. La plus grave, en juin, dans le village de Solhan, avait entraîné la mort de plus de 130 civils.

 

Source : rfi.fr

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