Coup de force militaires au Soudan : plusieurs personnalités, y compris le premier ministre arrêté.

Des hommes armés ont arrêté, tôt ce lundi 25 octobre au matin, plusieurs dirigeants soudanais, dont le Premier ministre, après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition. Suivez en direct l’évolution de la situation.

Le Premier ministre et de nombreuses personnalités arrêtées

Des hommes armés d’abord non identifiés ont arrêté tôt ce lundi matin plusieurs dirigeants soudanais à leurs domiciles. Selon un communiqué publié quelques heures plus tard sur Facebook par le ministère de l’Information, des « forces militaires » ont procédé aux arrestations. « Les membres civils du Conseil de souveraineté » qui chapeaute la transition « et la plupart des ministres (…) ont été emmenés vers une destination inconnue », ajoute le texte.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok, qui selon le ministère a refusé de faire une déclaration en faveur du coup d’État, a été transporté en un lieu tenu secret. Le ministre de l’Industrie Ibrahim al-Sheikh, le ministre de l’Information Hamza Baloul, le conseiller média du Premier ministre, Faisal Mohammed Saleh, le porte-parole du Conseil souverain au pouvoir au Soudan, Mohammed al-Fiky Suliman, et le gouverneur de la capitale Khartoum, Ayman Khalid, ont aussi été arrêtés.

Une annonce « sous peu »

A 10h20, heure locale et française, la télévision d’Etat au Soudan, prise d’assaut par des soldats, a annoncé que le général Abdel Fattah al-Burhane, à la tête de la transition soudanaise, allait prendre la parole sous peu.

La population dans l’attente, les militaires déployés

Les forces militaires et paramilitaires de soutien rapide se sont déployées dans la capitale, Khartoum, limitant les déplacements des civils. Sitôt la nouvelle connue, des manifestants se sont rassemblés dans les rues pour protester contre ces arrestations, mettant le feu à des pneus, dans différents quartiers. L’Association des professionnels soudanais (SPA), l‘un des fers de lance de la révolte de 2019 qui a mis fin à 30 années de dictature d’Omar el-Béchir, a appelé ses partisans à se mobiliser dans la rue et par la grève « contre les putschistes ».

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