Ratoma/Conakry : Des difficultés pour l’obtention de l’extrait de naissance biométrique.

Il y a quelques temps, les autorités guinéennes sont engagées dans la modernisation de l’état civil à travers des innovations majeures. Notamment la délivrance des passeports biométriques mais aussi et surtout des cartes d’identités biométriques.

En dépit des efforts fournis, des difficultés sont signalés çà et là en ce qui concerne la délivrance des extraits de naissance biométrique dans les communes, condition sine qanun pour l’obtention de la carte d’identité biométrique.Dans la commune de Ratoma, on signale des retards liés au manque de réseau mais aussi la mauvaise compréhension des usagers.Selon le maire adjoint chargé de la formation et du personnel, Mamoudou Diallo, la quarantaine révolue, depuis lundi passé, les agents techniques en charge de la biométrie à l’état civil de sa commune ont enregistrés des pannes du réseau.

Toute chose qui empêche les usagers de s’enregistrer pour l’obtention de l’extrait de naissance biométrique. M. Diallo précise que: « les conditions à remplir pour obtenir la carte d’identité biométrique sont: payer à la banque le montant de 160 000 avec deux reçus, un de 60 000 à déposer à la commune accompagné d’un extrait de naissance ordinaire et de la copie du passeport biométrique et l’autre de 100 000 à déposer au commissariat de Nongo. Au niveau de la commune, si l’usager rempli ces conditions, les agents techniques en charge de la biométrie à l’état civil procèdent à l’enregistrement moyennant un reçu et le délai normal pour entrer en possession de l’extrait de naissance biométrique est de 3 semaines« . Sauf que, déplore-t-il, quelques fois il y a des pannes du réseau signalé par les techniciens qui retardent la délivrance de ce document et cela irrite les citoyens qui n’hésitent pas à venir nous faire des reproches. Cependant, explique ce conseiller communal, nous ne sommes pas responsables des pannes techniques du réseau et cela relève de l’ONG en charge de la biométrie de l’état civil. C’est pour quoi, Mamoudou Diallo sollicite la patience et la compréhension des usagers tout en rassurant que des dispositions sont prises par les agents de l’ONG pour résoudre ces problèmes dans les meilleurs délais.

Plus loin, cet enseignant de profession diplômé en lettre moderne à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, sollicite auprès des autorités des mesures d’accompagnement. Notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités des agents communaux.

« Pour obtenir de bon résultats dans l’amélioration des conditions de vie des quelques 800 milles habitants de Ratoma, nous avons besoin des moyens techniques et financiers. Notre commune s’étend sur 62 kilomètres carrés avec 34 quartiers dont certains comme Kobaya avec ses 9 secteurs sont très vastes et parfois difficile d’accès. Cela veut dire qu’il faut des moyens pour faire la gestion de proximité et être plus efficace. Puisque s’asseoir au bureau tous les jours et à tout moment ne résous pas les problèmes. Il faut le dire, Ratoma est la plus grande commune de la Guinée avec 62 km2 comparativement à Dixinn qui a 42 km2 et Matoto 38 km2″.

Mamoudou laisse entendre que sur instruction du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation et celui de la Fonction publique et du travail, les 150 contractuels communaux ont été remerciés après avoir reçu tous les arriérés de salaires.

Il ajoute : « En attendant de pouvoir recruter des contractuels avec l’accord des autorités, les services communaux notamment au niveau de l’état civil et dans les différents marchés, fonctionnent avec un service minimum« .  Il insiste sur le fait que tout recrutement se fera suivant un avis de recrutement ouvert à tous les citoyens de la commune et en fonction de la compétence et des besoins des différents services.

Alhassane Barry.

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