Cameroun : Emmanuel Macron promet d’ouvrir les archives sur les crimes coloniaux commis par la France

En séjour au Cameroun et lors de la conférence de presse qu’il a animé avec son homologue Paul Biya, Emmanuel Macron a promis d’ouvrir les archives sur les crimes causés par la France lors des luttes indépendantistes des années 1950-1960. Ceci dans le but dit-il de mettre plus de lumière sur la question.

Il faut que son arrivée au Cameroun a vu la montée au créneau de plusieurs revendications, parmi lesquelles, la reconnaissance des crimes commis par la France pendant les guerres d’indépendance.Plusieurs partis politiques, organisations et collectifs se sont mobilisés pour exiger cette reconnaissance au Président Français. Le dirigeant du parti politique Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (PURS), Serge Espoir Matomba a été l’un des premiers à monter au créneau.  À sa suite, ont suivi le PCRN de Cabral Libii, le SDF de John Fru Ndi et le Manidem d’Anicet Ekani.

Pendant cette conférence de presse, les journalistes ont posé sur la table,  ce sujet devenu tant populaire depuis l’annonce de l’arrivée du Président français. Un  sujet regorgeant une grande partie de l’histoire des Camerounais, faisant ainsi référence aux événements survenus entre les années 1950 et 60, lorsque les autorités françaises ont réprimé dans le sang les maquis de l’UPC (Union des populations du Cameroun), engagés dans la lutte armée.

Le Président français dit vouloir laisser le soin aux historiens de pouvoir mettre plus de lumière à la question.  Il a d’ailleurs promis d’ouvrir toutes les archives françaises à un groupe « commun » d’historiens français et camerounais. Et a rappelé avoir évoqué ce mardi le sujet avec son homologue Paul Biya tout en mentionnant vouloir jouer la carte de la transparence. « Nous avons ce passé, il a des pages glorieuses, heureuses, mais il a eu aussi des moments douloureux, tragiques. ». A rappelé l’homme de l’Elysée.

Il faudrait également rappeler que son prédécesseur, François Hollande, avait également lors de sa visite en 2015 à Yaoundé, décidé de la classification des archives sur la guerre du Cameroun. Mais chose qui n’a jamais jusque-là vue jour. 

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