Trump annonce la fin du cessez-le-feu et promet des frappes « fortes » contre l’Iran
Réuni à Ankara pour le sommet de l’Otan, Donald Trump a déclaré mercredi 8 juillet que le cessez-le-feu avec l’Iran était « terminé » et a promis des frappes américaines « fortes » dans la nuit. Washington revendique déjà une série d’attaques sur des cibles dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran dit avoir riposté contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.
Ankara, 8 juillet — La tension est remontée d’un cran au Moyen-Orient. En marge du sommet de l’Otan à Ankara, le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que le cessez-le-feu avec l’Iran était désormais « terminé », accusant Téhéran de nouvelles violations de l’accord. Dans le même temps, le chef de l’exécutif américain a annoncé que les États-Unis s’apprêtaient à frapper « fort » l’Iran « cette nuit », sans fournir de détails sur la nature des opérations envisagées.
Ces déclarations interviennent après des tirs attribués à l’Iran visant trois navires dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Selon des informations communiquées par Washington, l’armée américaine a mené, dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet, des frappes contre plus de 80 cibles dans la zone, marquant une escalade majeure dans un théâtre déjà hautement inflammable.
Parallèlement, les États-Unis ont annoncé le rétablissement de sanctions visant le pétrole iranien, mesure susceptible d’accroître la pression économique sur la République islamique. À Téhéran, les autorités ont promis une réponse « décisive » et affirment avoir frappé, en représailles, des bases américaines situées au Koweït et à Bahreïn — des déclarations qui, à ce stade, n’étaient pas corroborées par des sources indépendantes dans le texte transmis.
Alors que Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité d’une rupture du cessez-le-feu, les inquiétudes grandissent quant à une possible extension du conflit, notamment autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel dont toute perturbation pourrait avoir des répercussions immédiates sur les marchés de l’énergie et la sécurité régionale.