Moyen-Orient : Trump et Netanyahu posent le nucléaire iranien comme condition à tout accord de paix
Après des signaux de rapprochement entre Washington et Téhéran, Donald Trump et Benyamin Netanyahu durcissent le ton : pas de paix durable, selon eux, sans l’abandon du programme nucléaire iranien.
L’optimisme né ces derniers jours autour d’une possible percée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran laisse place à une phase de prudence, voire de durcissement. Donald Trump a déclaré ne pas vouloir « se précipiter » dans les négociations, estimant que le temps jouerait, selon lui, en faveur de Washington.
Dans le même esprit, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a tempéré les attentes, rappelant que le dossier du nucléaire iranien ne saurait être réglé « en 72 heures ». Une manière de souligner la complexité technique et politique des discussions, alors que les spéculations sur une annonce rapide s’étaient multipliées.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu s’est, lui aussi, inscrit dans une ligne ferme, martelant qu’aucun accord de paix crédible ne pouvait, selon Israël, être conclu sans une fin claire et vérifiable des capacités nucléaires iraniennes.
À ce stade, les contours d’un éventuel compromis restent flous : calendrier, mécanismes de contrôle, garanties et concessions réciproques n’ont pas été précisés publiquement. Les déclarations américaines et israéliennes indiquent toutefois que le nucléaire demeure le nœud central d’un éventuel arrangement, et la principale condition posée à toute désescalade durable.