Réuni ce vendredi 11 septembre, le Premier ministre a tranché neuf dossiers présentés par quatre ministères, donnant des instructions assorties de livrables précis. Les mesures annoncées visent notamment la digitalisation de l’administration, la modernisation de la fonction publique et l’accélération de la décentralisation, dans le cadre du programme Simandou 2040.
Le Premier ministre Bah Oury a présidé, ce vendredi 11 septembre 2026, la première réunion d’arbitrage du Pôle 1 « Souveraineté et gouvernance », conformément aux orientations fixées le 4 août. Quatre départements ministériels y ont soumis neuf dossiers au chef du gouvernement.
La séance a réuni les ministères concernés, leurs représentants ainsi que les structures chargées du suivi des projets, notamment la Guinea Development Board (GDB), la Delivery Unit et l’Administration et contrôle des grands projets (ACGP). Après examen des points de blocage et des propositions de déblocage, Bah Oury a donné des instructions fermes, assorties de délais d’exécution et de livrables clairement identifiés.
Le ministre secrétaire général du gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a qualifié cette première séance de « réussie », indiquant que les instruments mis en place doivent renforcer les cinq piliers du programme Simandou 2040 et rendre exécutoires les décisions et projets gouvernementaux.
Du côté de la modernisation de l’État, le ministre Faya François Bourouno a fait état de deux orientations majeures : d’une part, la digitalisation des services publics, avec un calendrier d’opérationnalisation d’outils déjà conçus ; d’autre part, la mise en œuvre du cadre de l’administration publique, présenté comme un instrument de pilotage et de modernisation.
La ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, a pour sa part indiqué que les décisions prises devraient accélérer l’opérationnalisation de la fonction publique locale, via un cadre organique des communes et des régions, ainsi que le transfert de compétences accompagné des ressources nécessaires. Selon elle, ces mesures visent à consolider les bases de la décentralisation et à favoriser le développement local.