Interview :Crise dans les écoles: »Nous demandons au Président de la République de tirer toutes les leçons de cette situation y compris un changement de gouvernement »,Sékou Nana Sylla, Cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

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Bonjour Mr, Présentez vous ?

Bonjour, Moi c’est Sékou Nana Sylla, membre de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel, président de la sous-commission Radio et Secrétaire politique du Bureau de la jeunesse de la section RPG Arc-en-ciel de Lambanyi.

A trois semaines de la fermeture des classes, quel est constat du RPG Arc-en-ciel par rapport à la gestion de cette crise qui paralyse l’école guinéenne?

C’est un constat tout à fait aberrant. Nous sommes choqués par cette triste  réalité et ça nous donne l’impression que quand le président de la république est absent, il y’a plus personne derrière qui puisse gérer des crises aussi mineurs que ça. Non seulement cette situation est totalement illégale et illégitime mais je pense que le gouvernement a péché par son incapacité notoire de circonscrire ce mouvement là. Aujourd’hui c’est monsieur le président qui doit être au four et au moulin, qui doit à lui seul, se battre pour trouver des solutions à ces problèmes là parfois qui n’ont même pas de raison d’être. Donc sincèrement nous demandons au Président de République de tirer toutes les leçons de cette situation y compris un changement de gouvernement s’il le faut maintenir ceux qui sont bons, ceux qui l’aident à avancer et à appliquer sereinement le projet de société pour le quel, le peuple de Guinée lui a donné, un deuxième mandat. Sincèrement ceux qui ne sont pas dans son esprit et ceux qui n’apportent rien à sa gouvernance et qui lui laissent la lourde responsabilité  de tout faire, tout seul, qu’il puisse s’en débarrasser ; par ce que il faut que les gens puissent jouer et pleinement le rôle qui doit être le leur dans l’exécution quotidienne des taches administratives.

On a vu que le Président de la République, pour trouver une issue favorable à la crise, a rencontré les acteurs concernés notamment le syndicat, l’APEAE et les médias, mais force est de constater que les classes sont boudées, faut-il aujourd’hui dialoguer avec les syndicats dissidents, je veux parler du camp Aboubacar Soumah ?

Non, je pense que ça serait la pire des solutions. Les syndicalistes n’ont ni la qualité, ni la légitimité, ni la légalité de faire ce qu’ils sont entrain de faire. Aujourd’hui, les gens (élèves) ne sont pas en classe peut être dans certaines écoles mais sur toute l’étendue du territoire national à part quelques écoles du Fouta, en Haute Guinée et en Guinée Forestière, les élèves vont parfaitement en classe. Le problème à Conakry, la particularité de Conakry, c’est qu’on a l’impression qu’il y a une récupération politique qui fait que des jeunes loubars jettent des cailloux contre des établissements privés ou publics  dans les quels les élèves viennent pour suivre les cours. C’est pourquoi l’Etat doit prendre toute sa responsabilité afin de mettre hors d’état de nuire, ces jeunes indélicats qui créent le trouble par ces jets de pierre.

A présent Abordons la relation presse-pouvoir public, une relation tendue ces derniers temps, comment faire pour ramener le climat de confiance ?

La première qu’il faut dire est que dans la construction d’un état de droit, tout n’est pas parfait. Ces problèmes sont normaux dans tous les pays au monde. Il arrive des moments ou il y a des diversités de vue entre les différentes institutions de la vie nationale. Donc ce qui est important, il faudrait que les lois qui sont votées et promulguées soient respectées. C’est très important. Je pense que la liberté de presse est certes consacrée par l’article 7 de notre constitution mais c’est une liberté qui strictement encadrée par une autre loi organique. Les conditions de création des médias et l’exercice de la profession sont clairement définis. Il faut qu’on respecte ces lois. Ce n’est pas par ce que un organe de presse ou un journaliste a un problème avec l’Etat, avec la justice qu’il faut tout de suite crier péril en la demeure.

Mais lorsqu’un président de la République demande aux journalistes de ne pas donner la parole à un citoyen libre, jamais condamné par les juridictions, vous ne pensez pas qu’il y a une tentative d’intimidation ou de musellement de la presse ?

Non. Ce cas est précis. Ce n’est nullement ça. Il vous souviendra qu’aux Etas unis par exemple,  au nom de la lutte contre le terrorisme, les gens sont mis sur Ecoute. Il ya des lois qui restrictives des libertés fondamentales. C’est très important. Le Président de la république est le garant de la paix et de la stabilité du pays. A des moments donnés, il est obligé de taper sur la table. C’est aussi simple que ça. Ce monsieur (Aboubacar Soumah MDR) n’est pas dans les conditions requises pour faire ce qu’il est entrain de faire. Nous sommes dans la démocratie pas dans le libertinage.

Et Alors Pourquoi menacer les Radios ?

Les Radios ?

Par ce que,  injustement il y a certaines qui donnent la parole à ce monsieur (Aboubacar Soumah MDR) qui est dans une logique de porter atteinte à l’ordre public. Regarder au cours de ces évènements, il y a eu deux jeunes qui ont perdu la vie. Il faut que ça s’arrête. S’il existe, c’est par ce qu’on entend peut être sa voix. Donc tous les moyens seraient bons aujourd’hui de circonscrire ce mouvement mais dans les limites de la loi. Moi, je partage pleinement et totalement cette décision du Président de la République même si je suis militant convaincu de la nécessité de la promotion de la liberté de la presse.

Parlons politique, bientôt les élections communales. Le scrutin est pour le 04 février 2018 selon le calendrier de la CENI, au niveau du RPG Arc-en-ciel, comment cette élection locale se prépare-t-elle ?

Les préparatifs de ces élections locales ont commencés  au sein du RPG Arc-en-ciel depuis plusieurs mois. Il y a des structures conjoncturelles qui ont été créées par le parti à cet effet qui abattent depuis un an un travail de titan sur le terrain et au jour d’aujourd’hui tout est fin prêt. Et nous souhaitons gagner ces élections à 80%  par ce que tout est préparé pour ça.

Toute fois, une question reste à régler.  C’est le quota accordé aux partis alliés sur la liste commune du RPG Arc-en-ciel. Le parti propose 20% aux autres, ce qui n’est pas du gout de tout le moment. Le part Guinée Pour Tous ‘’GPT’’ de Dr Ibrahima Kassory Fofana va bientôt soumettre une contre proposition, Vous ne pensez pas qu’il aura grincement de dents autour de cette question ?

C’est normal. Nous sommes dans le combat politique. Il y aura toujours des discussions mais au finish ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous divise. Le plus important est que nous soyons ensemble et qu’on remporte ces élections par ce que notre survie politique en dépend. Ces élections communales sont de tous les enjeux pour nous. Donc ça c’est des questions formelles qui trouveront certainement des solutions.

Merci Mr Sékou Nana Sylla

C’est à moi de vous remercier

Interview  réalisée par Mamadi Terna Kamissoko

 

 

 

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