L’INIDH: Une institution républicaine sans budget de fonctionnement

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Dans un discours aussi claire et détaillé devant ses paires et plusieurs partenaires de la Guinée au palais du peuple, le président de l’institution nationale indépendante des Droits humains a fait plusieurs révélations qui font froid au dos. Docteur Alya Diaby n’a pas porté de gant pour dénoncer certains tards de la société guinéenne. Pendant que les nouvelles autorités sont résolument engagées à combattre la corruption par le limogeage de deux hauts commis de l’Etat, les commissaires de son institution tirent le diable par la queue. Lisez ceci:

«  Certains citoyens se demandent ce que fait l’INIDH, comparativement aux autres institutions constitutionnelles. Il convient de rappeler que cette institution manque cruellement de moyen, l’INIDH n’a pas de budget de fonctionnement, les membres de son bureau n’ont pas de salaire, l’institution entière n’a pas un engin roulant, mais il convient de se réveiller de son long sommeil c’est possible ».Une première démarche à la quelle doit s’atéler le nouveau premier ministre s’il veut réussir dans sa démarche de lutte contre la corruption.

Dans la même adresse accablante, le président de l’INIDH a indirectement apporté son soutien au syndicaliste Aboubacar Sidiki Mara secrétaire général de L’ UGTG

« On note déjà l’arrestation et la détention d’un responsable syndical depuis le 6 mai 2018. Sur ce point, l’INIDH rappelle qu’en la matière, la liberté est la règle et demande la mise en liberté provisoire de l’intéressé en attendant qu’un tribunal compétent respectant les conditions d’un procès équitable statut sur sa culpabilité’’.Autrement c’est l’image de la Guinée qui est écornée ».

Il a également fait mention le dossier dar es salam

« On note aussi les risques de violation du droit de propriété, du droit au logement dans le déguerpissement annoncé aux alentours de la décharge de Dar-es-salam on note également l’absence d’une chambre criminelle à la cour d’appel ».

Lorsque l’INIDH dénonce une violation on l’accuse d’être de l’opposition quand elle ne dit rien ou modère son langage on l’accuse d’être complice de l’Etat, c’est dans cette vie ambivalente qu’il va falloir s’habituer nous restons serein.

                                                                          MLYansané

 

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