Guinée: « Le gouvernement n’a pas le choix, il fallait reculer » dixit le juriste Fayimba Mara

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Après le fameux accord politique sur la gestion du contentieux électoral caractérisé par le partage du gâteau entre le RPG et l’UFDG voici ce qu’en pense Fayimba Mara juriste et professeur d’université

‘’Ne soyez pas surpris a entamé notre interlocuteur au bout du fil, vous savez cela se passe comme ça dans tous les pays du monde, la paix coute chère, elle s’achète. Aujourd’hui à mon avis il ya trois facteurs qui ont milités en faveur de ce consensus là. D’abord la crise du carburant qui sévit présentement en plus il faut voir les rapports de forces en cours le troisième facteur c’est que le gouvernement n’a pas le choix’’.

Poursuivant,’’ c’est la combinaison de ces deux facteurs qui amène le gouvernement à cédé au profit d’une paix recherché. Par ce que si le gouvernement laisse faire et que les forces sociales et les partis de l’opposition s’entendent et font un front commun cela risque de déstabiliser complètement le régime cela va conduire à un affaiblissement notoire du gouvernement’’ argumente t-il.

Pour enchainer, Il se trouve que nous avons un premier ministre qui est venu avec des objectifs précis il l’a dit dans ses multiples interventions. Kassory Fofana n’a cessé de dire qu’il est venu pour mettre de l’ordre dans la rue, rétablir la confiance entre le chef de l’Etat et le peuple. Vous savez il ya bel lurette ya une rupture entre le président de la République et le peuple sur le plan social politique et économique.

Or la mission fondamentale du premier ministre aujourd’hui ce sont ces deux, alors au prix desquels le gouvernement n’a pas le choix il fallait reculer pour acheter la paix s’entendre avec l’opposition faire le partage du gâteau entre les partis les plus forts et aujourd’hui les perdants à mes yeux ce sont les forces sociales.

A mon avis il va être très difficile pour les forces sociales de faire plier le gouvernement par rapport à la réduction du prix du carburant à la pompe. Dans pareil circonstance ce n’est pas le fait que la loi soit respecté ou violé je parle sous le contrôle des juristes en matière électoral il n’y a pas de loi juste, elles sont injustes par ce que faites par les rapports de forces.

Les grandes formations trouvent le consensus et s’entendent sur des dispositions qui défavorisent toujours les petits partis que ce soit en Guinée ou ailleurs c’est le reflet des rapports de forces cela a toujours été comme ça.

MLYansané

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