Il faut oser changer les règles des jeux politiques en Guinée dit Dansa Kourouma

Banniere CBG

Le conseil national des organisations de la société guinéenne a donné sa lecture sur la crise sociopolitique que traverse le pays. Le CNOSCG s’est prononcé ce lundi 29 octobre à la faveur d’une conférence de presse à Coléah. Pour les conférenciers, la crise à répétition que traverse le pays ont une solution celle relative la prise de conscience collective de l’ensemble de la société guinéenne.

L’année 2018 reste marquée par plusieurs crises en Guinée, celle sociale et politique. La conférence de presse de ce lundi, visait à faire une analyse profonde des deux principales crises qui ont secouées le pays durant ces trois derniers mois. Abordant la question relative à la grève du SLECG, Docteur Dansa Kourouma président du CNOSCG estime que la démarche que mène sa plateforme vise à rapprocher les deux positions celle syndicale et gouvernementale autour des points de revendications du SLECG.

‘’ Notre démarche n’est pas de dire que telle ou tel à raison, notre démarche consiste à mettre les deux autour d’une table. Créer les conditions nécessaires, afin de chacune des parties donne ses argumentaires parce que pour nous l’essentiel se trouvera autour d’un accord. Alors pourquoi ne commençons pas par un accord s’interroge le président du CNOSCG.

Le but final dans cette démarche n’est pas de dire le SLECG a raison le gouvernement peut ou doit payer les 8 millions mais nous voulons que la population sorte enfin de cette crise du système éducatif par ce que certains citoyens vont à l’école d’autres non c’est ce qui n’est pas acceptable’’.

Sur le plan politique précise le principal conférencier cet état de fait est la conséquence directe du non respect de la loi au profit des accords politiques. ‘’ Tant que nous ne sortons pas de cette prise en otage des politiques, les crises ne finiront jamais en Guinée. Nous devons tous nous battre pour que la volonté des citoyens soient respectées et non pas des dictas d’une majorité.

Nous vivons ces crises à répétition par ce que les lois sont mal conçues et votées. Comme les partis politiques sont sur une base ethnique il faut oser changer les règles de jeu politiques digne de nom débarrassé de toutes injonctions des partis politiques ’’.

Le CNOSCG  fidèle à sa vocation de structure de veille et d’alerte se dit disposer à poursuivre le combat. L’objectif final est de permettre aux citoyens de sortir enfin de cette léthargie institutionnelle dans laquelle elle se trouve depuis 2011.

MLYansané

Réagir