Guinée/Rapport d’audit du fichier électoral : le comité technique dénonce des enregistrements sans empruntes

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Alors que la classe politique de l’opposition dénonce les anomalies du fichier électoral, la commission d’audit du dit fichier n’entrouvre pas mieux que d’user des termes d’enregistrements sans empruntes  au lieu de fictifs.

Pourtant, plus de d’un million cinq cent et quelques enregistrements est décelé dans le nouveau fichier  provocant la colère des leaders politiques qui exigent son toilettage. Mais le terme fictif à en croire, Mamady 3 KABA, président du comité technique d’audit du fichier électoral, n’est pas la bonne expression.

« Il faut rappeler que le fichier actuel est le résultat d’une succession d’enregistrements par des différents operateurs. Le transfert du fichier d’un operateur à un autre est renferme souvent de difficultés. Il ya eu un million 500 et quelques enregistrements sans données biométriques, c’est-à-dire des données sans empruntes. Le terme fictif n’apparait pas dans le rapport, mais des enregistrements sans empruntes », a indiqué Mamady 3 KABA qui répondait ce vendredi aux questions de nos confrères d’Espace fm.

Pour ce dernier, le nœud des anomalies soulevées par le comité qu’il préside, découle de la succession des operateurs dans l’enregistrement des données des électeurs  ainsi que leur enrôlement.

« Les experts ont fait le travail et leurs recommandations. Il faut que chaque citoyen revienne pour remettre son emprunte. Il faut relever que depuis 2002, les anomalies relevées lors de l’enrôlement ce sont les mêmes qui ont été remontées en 2015 et constatées aujourd’hui. L’interopérabilité entre les operateurs sur le transfert des données n’était pas compatible », a relevé Mamady 3 KABA.

L’une des recommandations fortes a expliqué le président de l’Observatoire citoyen des Droits de la République, consiste à ce que Chaque citoyen revienne pour compléter son enregistrement biométrique ou faire son enrôlement.  

« La biométrie parle de l’emprunte digitale et des photos numériques. Le terme fictif n’apparait nullement dans le rapport. L’interopérabilité entre les operateurs sur le transfert des données n’étaient pas compatibles », a-t-il renchéri.

Thierno Amadou Oury BALDE

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