Sénégal: un exemple de liberté de la presse malgré le code de la communication

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Reporters sans frontières a présenté jeudi 18 avril son classement 2019 de la liberté de la presse. Le constat est alarmant : le travail des journalistes est devenu plus contraint, d’après RSF, qui dénonce dans son rapport une « mécanique de la peur » généralisée. Le continent africain ne fait pas exception, avec toutefois d’importantes disparités selon les pays. Le Sénégal fait plutôt figure de bon exemple, classé 49e pays le plus libre du monde pour les journalistes.

Entre 2018 et 2019, le Sénégal a gagné une place dans le classement de Reporters sans frontières. Un score relativement bon, souligne Arnaud Froger, directeur Afrique de l’ONG : « Les libertés sont globalement garanties, le paysage médiatique sénégalais est pluriel et professionnel. »

« Ce que nous reprochons au Sénégal, continue-t-il, s’il y avait un bémol à souligner, c’est un code de la communication qui a été adopté et qui ne consacre pas la dépénalisation des délits de presse. Ça veut dire qu’aujourd’hui, un journaliste sénégalais, pour des faits commis dans l’exercice de ses fonctions, peut se retrouver en prison. »

Pendant ce temps, il faut le rappeler, la Guinée dans ce classement stagne à la 107e sur les 180 pays classés avec un score de 33.49. Faut-il conclure que le pays de l’opposant historique ne fait pas son mieux pour la liberté de la presse dans son pays ? En tout cas, le Sénégal fait encore une fois de plus, un bon exemple devant la Guinée.

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