Prochaines législatives en Guinée: L’UFDG met en garde le président de la CENI

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Les récentes déclarations du président de la CENI relatives aux prochaines législatives avant la fin de cette année, continue de faire de vagues indignations dans l’échiquier politique national.

Le principal parti de l’opposition guinéenne commence  déjà à douter  de la neutralité de l’organe de gestion des élections. Néanmoins, l’UFDG  dit devoir attendre de la CENI  un chronogramme réévalué et approuvé par les parties prenantes.

A travers l’honorable Cellou Baldé, le parti du chef de file de l’opposition met en garde  le président de la CENI, Me Salifou Kébé.

Lisez plutôt !

« Me Kébé n’est pas en harmonie avec lui-même. Jusqu’à la veille de sa rencontre avec le Premier ministre, il n’avait pas de position affichée. Il ne faisait aucune déclaration pour la date des élections, mais il se réveille d’un coup après avoir rencontré Kassory à la Primature pour dire oui d’ici à la fin de l’année, il organise les élections et il annonce au peuple de Guinée que toutes les contraintes ont été levées alors que quelques jours avant il disait qu’il peut aller aux élections législatives à condition que les contraintes soient levées.

Mais ce que je veux dire, c’est qu’aujourd’hui, nous n’avons aucun chronogramme. C’est la première fois qu’on s’engage dans le processus d’une élection nationale en Guinée sans qu’on ait au préalable un chronogramme élaboré par la CENI et validé par les parties prenantes…. Aujourd’hui, ce que nous attendons de Me Kébé, c’est d’avoir un chronogramme réévalué par la CENI et approuvé par les parties prenantes parce qu’au sortir de la retraite de Kindia, il nous parlait de 235 jours.

Nous voulons envoyer un message fort à Me Kébé, président de la CENI. Qu’il sache que toutes les violences politiques que nous avons enregistrées dans ce pays ces neuf dernières années, sont en partie dues au comportement délicat  et irresponsable de la CENI. Qu’il sache qu’il ne peut pas engager la Guinée vers un chaos électoral et penser se tirer d’affaire.

Je m’inscris en faux, ce n’est pas de par la loi quand il dit que la loi a éclaté l’opérateur international en deux opérateurs, je dis que c’est faux. La loi ne parle nulle part d’opérateur. Pour une question de responsabilité morale et de garantie, pour une question de crédibilité également de l’opération de révision des listes électorales, nous tenons à ce qu’il y ait un opérateur technique international et qui sous-traite avec un opérateur local ».

Propos recueillis par Akila Soumah

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