Ouverture du procès du massacre du 28 Septembre: Le ministre guinéen de la justice évoque deux conditions majeures

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Les victimes du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry devront encore garder patience.

Alors qu’une date de l’ouverture du procès était attendu ce jeudi 26 septembre,le ministre de la justice garde des sceaux a animé un point de presse à son bureau pour évoquer les conditions préalables de la tenue de ce procès de façonjuste et équitable.

Face aux médias, le ministre Mohamed Lamine Fofana conditionne le démarrage du procès par  la réalisation d’un bâtiment (salle d’audience digne de nom, ndlr)  sein de la cour d’appel de Conakry pour abriter la tenue du procès.Deuxièmement, la préparation psychotechnique du personnel judiciaire : « Choisir les hommes chargés d’animer cette procédure, c’est-à-dire le personnel judiciaire (les magistrats, les greffiers, les huissiers, la sécurité, la communication). Tout ceci devrait faire l’objet de préparation psychotechnique. Nos magistrats sont suffisamment formés. Mais, de tel procès que j’appelle procès national à incidence internationale, doit être préparé surtout au plan psychotechnique. Sur ce, nous avons eu l’accord de nos partenaires pour venir nous accompagner… Cette préparation se fera à l’étranger et en Guinée ».

« Dès lors où ces deux conditions seront réunies, rien ne s’opposera à la tenue du procès. Ça, les victimes peuvent être rassurées. Les préparatifs sont minutieux. Il faut protéger les victimes et protéger les témoins qu’il faut entendre. C’est un procès qui ne doit pas manquer de rigueur parce que nous aurons des avocats internationaux et des spectateurs qui seront sur place pour nous observer.Si même les bâtiments par extraordinaire pouvaient être réalisés au mois de janvier 2020, et toutes ces conditions réunies, le procès peut se tenir en janvier 2020 », a renchéri le ministre intérimaire de la justice, garde des sceaux.

Thierno Amadou Oury BALDE

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