Tueries fantaisistes en Guinée : l’ordre des avocats s’insurge et rappelle le pouvoir de Condé à l’ordre

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Des guinéens sont tués en Guinée pour un seul crime, sortir dénoncer un projet de troisième mandat où au changement de la constitution.

Ce Samedi 19 octobre 2019 a Conakry, le Barreau de Guinée rendant une déclaration publique, s’est montré très sévère face aux nombreuses violations des droits de l’homme enregistrées en Guinée ces derniers temps.

Dans leur déclaration, le président de l’ordre national, des avocats pour la défense des membres du FNDC et a tous ceux qui sont opposés déjà a une velléité de modification de la constitution, a regretté les actes de violences commis à Conakry et a l’intérieur du pays.  ‹‹ Le barreau de Guinée exprime ses vives préoccupations et inquiétudes face au déclenchement infernal et inacceptable de la  violence dans un pays dont les équilibres politiques et communautaires, fragiles et précaires, ont plutôt besoin d’être préservés et mis à l’abris de toutes velléités ››, ont-ils indiqué dans cette déclaration.

Poursuivant, ils indiquent également qu’aucun citoyen ne doit être violenté ou tué en exerçant son droit de manifester. «Le barreau de Guinée rappelle son profond attachement à l’état de droit, au respect des libertés fondamentaux et aux exigences de justice. Le barreau de Guinée appelle les pouvoirs publics à veiller à ce qu’aucune action de maintien de l’ordre ne vienne à se transformer en des actions de violence légale sur le terrain, tournée contre des citoyens déterminés à se faire entendre pacifiquement. Le barreau de Guinée rappelle son attachement à la liberté de manifester comme mode d’expression du citoyen conformément à la loi ››, ont ajouté dans leur déclaration.

«Le barreau de Guinée, regrettant les morts et les blessures de personnes innocentes survenues à l’occasion des manifestations politiques et publiques, s’incline devant la mémoire des personnes tuées, souhaite prompt rétablissement aux blessés, appelle à l’ouverture immédiate d’enquêtes et d’informations judiciaires en vue de situer les responsabilités ». 

Pour finir, le barreau invite également les pouvoirs publics a favoriser le dialogue citoyen et responsable dans un climat apaisé.

Akila Soumah pour océanguinee.com 

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