Aboubacar Soumah nettoie l’esprit de Mory Sangaré : ‹‹ nous ne répondrons jamais à un ministre qui ne sait pas lire entre les lignes ››

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La sortie du Ministre Mory Sangaré ne passe pas inaperçue  chez le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).

Selon le détenteur de la grève des enseignants, « Ce n’est pas un préavis de grève que nous avons déposé sur la table du gouvernement mais plutôt une correspondance dans laquelle nous avons exprimé nos préoccupations. Nous attendons la réaction du gouvernement.  Au cas contraire, nous allons nous retrouver pour tirer toutes les conséquences ».

Mory Sangaré dans une de ses sorties, a indiqué qu’il n’est pas mentionné dans la protocole qui a été signé le 10 janvier 2019 entre le Syndicat et le gouvernement, une histoire de huit millions de francs guinéens comme salaire de base de personnel enseignants.

En réponse du berger à la bergère, le meneur de la grève des enseignants lave l’esprit du ministre et cogne a nouveau.

 ‹‹ nous ne répondrons jamais à un ministre qui ne sait pas lire entre les lignes. Quand il déclare que dans le protocole d’accord du 10 janvier 2019 qu’il ne figure nulle part les huit millions comme salaire de base pour tous les enseignants. D’ailleurs je rappelle que le motif de notre grève générale illimitée était axé sur les huit millions de francs guinéens comme salaire indiciaire de tout le personnel enseignant ››, a expliqué le camarade Aboubacar Soumah. 

A en croire, ‹‹ C’est le gouvernement lui-même qui nous a dit de procéder au recensement du personnel de l’Education et que les salaires destinés aux enseignants fictifs pourraient dépasser les huit millions de francs guinéens que nous réclamons. Donc, les huit millions de francs guinéens ne sont pas exclus dans le protocole d’accord. C’est pourquoi nous avons accepté de participer aux opérations de recensement. Comme nous avons compris que c’est l’Etat même qui est en train de saboter le travail, nous nous sommes retirés du comité mixte syndicat-gouvernement de recensement du personnel enseignant. Nous demandons qu’on nous paie à partir du budget national ››.

Akila Soumah pour Oceanguinee.com 

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