Guinée/Interview : « L’Etat à travers l’ANAFIC a investi plus de 3 600 000 000 FG dans les infrastructures » dixit Mory Diakité Kolofon, maire de la commune urbaine de Kankan

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Bâtiments administratifs flambant neufs, voiries urbaines bitumées avec plusieurs ruelles en autoroutes larges, des chantiers en cours. La Commune urbaine de Kankan fait peau neuve ces derniers temps. Même si des défis restent à relever. Pour en savoir d’avantage, notre reporter a rencontré le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Diakité dit Kolofon. Dans cet entretien qu’il accordé à votre quotidien, M. Diakité revient sur certaines réalisations financé par l’Etat à travers notamment l’agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC) dans sa juridiction mais aussi des défis et perspectives

Horoyar : l’Etat à travers l’ANAFIC finance plusieurs projets de développement dans les différentes communes du pays. A Kankan, quelles les actions dont avez bénéficié

Mory Diakité Kolofon : je vous remercie. Courant 2019, nous avons eu des actions très importantes à Kankan à travers le financement de l’ANAFIC.D’abord nous avons eu un poste de santé amélioré dans le district Kounkouriko, relevant de la Commune urbaine. Et la réception provisoire est déjà faite il y plus d’un mois. Ce bijou a coûté 630 millions FG. Ensuite on a fait onze forages dans les quartiers périphériques de Kankan. Ces onze forages dont le coût de réalisation s’élève à 715 millions FG, sont déjà finis depuis plus de quatre mois.

En outre, nous avons fait la rénovation du marché Dibida à 565 millions FG

Enfin nous avons reconstruit entièrement le marché Sogbhè avec 62 kiosques, un nouveau hangard construit et trois autres rénovés, 1400 mètres carré de bétonsur le sol et 24 toilettes. Les travaux qui ont coûté plus d’un milliards huit millions fg, sont entièrement finis.

C’est une preuve que l’ANAFIC ce n’est pas de la théorie mais une réalité. C’est pourquoi il faut saluer les efforts du Chef de l’Etat Pr Alpha Condé qui a mis 15 % du revenu minier à la disposition des collectivités.

Toutes ces actions ont coûté plus de trois milliards six cent millions FG.

Justement, dans l’exercice de vos fonctions de maire de la Commune urbaine de Kankan, quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?

Nous avons des problèmes de mobilisation des ressources internes à Kankan, il faut qu’on le dise. Aujourd’hui il y a quatorze compétences dévolues aux communes. Mais c’est encore difficile pour la mairie d’exercer la main mise sur ces quatorze compétences. Notre souhait est que le gouvernement mette en place les textes d’application pour que ces compétences reviennent aux communes très rapidement pour booster le développement des communes.

Selon vous la sensibilisation peut-elle être une des solutions pour mieux mobiliser les ressources internes ?

Tout à fait. La sensibilisation peut nous aider à atteindre cet objectif. Nous envisageons la sensibilisation des citoyens mais aussi des services déconcentrés de l’Etat qui doivent travailler avec la mairie pour la bonne application des textes. Nous avons aussi fait la remarque à qui de droit et nous attendons la réaction.

Quel appel avez-vous à lancer à l’endroit des citoyens pour le maintien de la paix et de l’harmonie dans la cité ?  

Je demande à toute la population de Kankan de s’entendre de s’accepter. D’abord Kankan est une ville d’hospitalité et doit être une ville exemplaire en République de Guinée en matière d’harmonie. En malinké Kankan s’appelle Nabaya. Cela signifie une ville d’hospitalité. Une fois que vous là vous êtes chez-vous. C’est pour cela je demande à toute la population de Kankan de préserver la paix et la quiétude sociale. Sans la paix, sans la quiétude sociale il n’y a pas de développement. Et même pas Kankan seulement, tous les guinéens doivent s’entendre et travailler pour l’émergence du pays, pour que l’on cesse d’envier aux pays voisins. Si on travaille bien chez nous on a l’électricité, on les routes, on la nourriture, on peut avoir tout ce que nous voulons chez nous. Je demande à la population de Kankan de travailler sans aucune considération irrationnelle.

Interview réalisée

par Alhassane Barry 

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